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…en fin de contrat

Acheter sa citerne

 Changer de propanier en fin de contrat

Changer de propanier en fin de contrat initial ou de renouvellement de contrat  est un peu plus aisé qu’en cours de contrat  : à condition de ne pas rater le coche de la date anniversaire, vous pourrez quitter votre propanier sans avoir à payer les frais de résiliation anticipés,  inventés par les propaniers pour vous dissuader de raccourcir la durée de votre mariage avec eux.

La première chose à faire si vous souhaitez changer de distributeur est de retrouver votre contrat et de regarder dans les conditions particulières à quelle date le contrat se termine.

S’il se termine dans moins de 3 mois, pas de bol,  il vous faudra attendre la prochaine échéance de votre contrat, lequel se renouvelle automatiquement pour des durées variables selon le type de contrat. Pour savoir quelle sera la prochaine échéance de votre contrat, il faut vous taper la lecture  des conditions générales de votre contrat, en cherchant l’article relatif à la fin ou à la prolongation de votre contrat. Trois cas de figure se rencontrent dans les contrats de propane :

La prochaine échéance  peut être au choix :

a) à n’importe quel moment : c’est le cas si votre contrat indique un renouvellement pour une  durée indeterminée. Dans ce cas vous pouvez préparer tout de suite votre lettre de résiliation car vous n’avez pas de date anniversaire à respecter

b) reportée pour la même durée que votre contrat initial : là vous avez vraiment pas de bol. Si votre contrat initial était de 9 ans, vous en avez théoriquement encore pour 9 ans. Je dis théoriquement car n’importe quel juge d’instance cassera un contrat d’une durée aussi abusive.  Si votre contrat initial était de 3 ans , vous ne reprenez pour autant.

c) le plus courant est la reconduction annuelle tacite : dans ce cas , si vous avez raté le coche de la durée  de préavis, il ne vous reste plus qu’un an à attendre de plus pour envoyer votre courrier de résiliation.

Je suis dans les délais  pour les 3 mois de préavis.  Que dois je faire concrètement pour me débarrasser de mon propanier actuel  ? 

Ce post ne traite que du changement de propanier. On part donc du principe que vous ne voulez donc  pas renégocier votre contrat ( si c’est le cas  voir le sous menu « Comment renégocier son contrat »)

La première chose à faire lorsque vous saurez à quelle date vous êtes en mesure de changer de propanier est de faire en sorte que le gaz restant dans la citerne soit inférieur à 5 %  à la date prévue de changement de citerne,  ce qui vous permettra d’économiser les frais de repompage que ne manquera pas de vous faire payer le propanier sortant,  et  de raccourcir  les opérations de changement de citerne au jour dit.  Faites une projection de ce que vous consommez pendant la période de l’année qui vous sépare de la date de fin de votre contrat actuel,  et veillez à ne vous faire approvisionner que pour la différence en rajoutant  une marge d’erreur de 1 à 2% si le préavis court en  été,  ou de 2 à 4 % si le préavis court en  hiver et que vous n’avez pas de solution de rechange pour vous chauffer. D’une manière générale, changer de fournisseur en hiver implique souvent des frais de repompage. Un changement de fournisseur en été est, pour cette raison, toujours moins onéreux.

La seconde  chose à faire est donc de choisir un nouveau propanier. Si votre intention est de changer de propanier, ne vous y prenez pas 3 mois avant la fin de votre contrat car les propaniers sont aussi lents que les sénateurs pour réagir. Il faut absolument que vous approchiez votre futur fournisseur  au minimum 6  mois avant la fin de votre contrat. Vous verrez qu’il vous faudra bien 2 mois pour conclure avec n’importe quel propanier, d’autant plus que le but est de pouvoir négocier avec lui dans de bonnes conditions,  c’est à dire sans précipitation.

Pour choisir un nouveau propanier, si vous n’avez aucune idée sur le propanier auquel vous entendez confier vos livraisons à l’avenir,  il faut commencer par vous reporter au chapitre sur la manière de choisir un propanier (lire ici).

Une fois que vous aurez lu ce chapitre , votre choix sera réduit à trois, voire deux propaniers dans la plupart des cas. Il vous faudra alors  appeler  chacun d’eux pour négocier. Dites leur surtout clairement que votre intention est  de changer de propanier. Ne tournez pas autour du pot. Les propaniers détestent se piquer les clients entre eux (voir le cas du cartel australien des bouteilles de gaz) donc ils ne vont pas vouloir se déranger si vous ne leur dites pas que la place est bientôt libre pour mettre une nouvelle citerne à la place de l’ancienne. Généralement quand ils sentent que vous êtes déterminé , ils n’hésitent pas à venir ( au besoin,   prévenez l’Association de la mauvaise volonté du représentant local). Mais s’ils sentent que vous faites cela « juste pour voir »,  ils ne bougeront pas.

Quels sont les critères pour choisir un second propanier ? 

a) Pour ne pas vous faire avoir une seconde fois, choisissez impérativement le propanier qui s’engagera par écrit, dans les conditions particulières, à vous revendre la citerne dès que vous lui en ferez  la demande. Seuls les propaniers qui ont une politique de prix bas  savent que le risque est minime de vous voir convoler rapidement avec un autre propanier. Le fait que le propanier accepte le principe ou l’idée de vous céder la citerne quand vous lui demanderez,  est un signe que celui-ci ne cherchera pas à vous enfumer « outre mesure ». S’il ne s’engage pas à vous la céder pendant la durée du  premier contrat, faites lui écrire dans les conditions particulières du  premier contrat qu’il s’engage à vous la vendre à tout moment pendant la durée du second contrat. S’il ne veut toujours pas s’engager par écrit, prévenez l’association.

b) Choisissez votre propanier en fonction des conditions de sortie du contrat : regardez bien ce que vous coûtera le changement de fournisseur à la fin de votre nouveau contrat, si l’envie vous prend de changer une seconde fois de fournisseur (frais de retrait de réservoir, frais de repompage…) Un conseil : si vous comptez changer souvent de fournisseur, ou si vous comptez rester crédible  en menaçant votre propanier de le quitter,  ne faites jamais enterrer votre citerne !  Les propaniers savent, car les statistiques le leur disent, que quelqu’un qui enterre sa citerne renouvelle son contrat dans 95 % des cas avec le propanier sortant. Sachez donc que si vous avez une citerne enterrée et que vous avez mal choisi votre propanier, ce n’est certainement pas en le menaçant de le quitter que vous allez lui faire peur : il ne réagira que lorsque vous lui enverrez votre lettre de résiliation. Là il saura à ce moment que vous ne bluffiez pas et il reprendra alors contact avec vous pour essayer de vous faire changer d’avis.

c) Enfin si les frais à payer pour le retrait de réservoir sont trop importants pour justifier l’opération de changement de propanier, n’hésitez à demander à votre futur propanier de prendre à sa charge, en guise de cadeau de bienvenue, tout ou partie de ces frais. Ces frais sont normalement à votre charge mais ils peuvent être très importants,  notamment chez Vitogaz qui se sert du niveau élevé des frais de retrait de réservoir pour dissuader ses clients de changer de crèmerie.  Sachez que si vous êtes chez Vitogaz ou Totalgaz , les commerciaux des autres propaniers savent très bien comment vous avez été rincé par ces propaniers,   et il leur arrive même de compatir à votre sort.  Un geste de leur part est toujours possible pour vous permettre de sauter le pas.

Qu’est ce qui est le plus important : avoir la possibilité de racheter le réservoir ou  bien négocier les conditions de sortie de son contrat  ?

Sauf si vous arrivez à négocier d’annuler  de votre contrat les pénalités de résiliation anticipées (j’ai vu le cas une ou deux fois seulement), il est clair qu’avoir la possibilité de racheter son réservoir est plus intéressant encore que de bien négocier les conditions de sortie du contrat. Pourquoi ?    La réponse est  simple . Avoir des conditions de sortie bien négociées ( frais de retrait de réservoir, pénalités de résiliation anticipées, frais d’inertage…) ne  vous autorisera pas pour autant  à racheter la  citerne du propanier. Alors que si le propanier vous autorise d’emblée à racheter votre citerne, vous n’aurez à payer AUCUN  frais de sortie  de contrat ou plutôt le rachat de la citerne sera la seule somme à payer pour recouvrer votre liberté. Donc à tout prendre, il vaut mieux pouvoir racheter sa citerne. C’est d’ailleurs pour cette raison que les propaniers ne proposent jamais cette solution. Raison de plus pour les y inviter fortement.

J’ai signé mon nouveau contrat avec mon nouveau propanier. Que dois je faire ? 

Vous ne devez pas oublier d’envoyer votre lettre de résiliation à temps. Rien ne vous empêche de vous y prendre longtemps à l’avance  : 3 mois c’est un délai minimal, nullement un délai maximal. J’ai vu des gens attendre le dernier moment et oublier la date fatidique et en reprendre bêtement pour un an. Donc envoyez votre lettre dès que vous avez signé  votre contrat  avec votre futur propanier.

Qu’aurai je à faire ensuite  ? 

Pas grand chose. Lorsque vous aurez fini de convaincre le propanier sortant que « oui » vous allez bien le quitter et que « non » ce n’est pas la peine qu’il vous fasse une autre proposition, ce dernier vous enverra une fiche de retrait de citerne.  Jusque là vous pourrez toujours faire marche arrière. Dès que vous aurez renvoyé cette fiche , ce sera beaucoup plus compliqué car le propanier va l’enregistrer, et s’en servir pour programmer  une date de retrait avec son sous traitant. En gros, cette fiche constitue un accord de votre part pour autoriser l’entrée d’engins dans votre propriété pour faire ce qu’il faut pour retirer l ‘ancienne  citerne. Inutile d’écrire dans cette fiche qu’il faut faire attention aux camélias offerts par belle-maman pour vos 30 ans de mariage: il faudra voir cela directement avec le chauffeur au jour dit.

Et quoi d’autre ? 

Une semaine environ  avant le jour J, vous recevrez un appel du sous traitant  choisi par votre propanier (GLI Services, CDC , Sotrasur…)  pour connaître  le niveau de votre cuve afin de déterminer  s’il est nécessaire de mettre un camion de repompage à votre disposition (camion qu’ils vont vous faire payer bien évidement). Vous lui demandez alors quel est le montant maximal admissible pour le retrait de votre citerne sans camion de repompage (la réglementation en la matière change selon le type et la taille de la citerne). C’est à ce moment là,  qu’il vous faudra réfléchir rapidement  (éventuellement les rappeler après réflexion) pour décider en fonction du niveau actuel de gaz de votre citerne, s’il est plus intéressant d’ouvrir le robinet de la citerne  pour laisser s’échapper  5 % dans la nature ou payer un camion de repompage. Pour cela il importe de connaitre  le coût des frais de repompage (obligatoirement marqué dans les conditions particulières de votre contrat) versus le prix du gaz qui se trouve dans votre citerne et que votre propanier est obligé de vous reprendre au dernier prix facturé.

Note pour les écolos sensibles : si vous avez des scrupules à jeter  dans la nature quelques kilogrammes de gaz pour éviter de payer des frais de repompage très salés,   dites-vous bien que les rejets de gaz des torchères sur les champs gaziers et pétroliers ont représenté en 2011, 150 milliards de  mètres cubes de gaz (elles brûlent nuit et jour). 150 milliards de mètres cubes de gaz qui partent en fumée en pure perte,  en  partie parce qu’il n’existe pas sur place suffisamment de réservoirs de stockage pour stocker ce gaz !   Ahurissant non ?   Ceci est équivalent à 25 % de la consommation annuelle  de gaz naturel des Etats Unis ou 30 de la consommation annuelle de gaz de l’Union Européenne. Voilà un vrai problème sur lequel il serait urgent qu’on se penche   (la Banque Mondiale a un groupe de travail sur la question depuis peu)

Sur cette photo satellite nocturne ( NOAA / NASA) les points lumineux du Nigéria représentent surtout des torchères de gaz. On estime que 10 % du gaz volatilisé dans les torchères chaque année provient du Nigéria

Si la citerne est enterrée cela prendra entre une heure et une heure trente environ à creuser autour pour la déterrer sans l’abîmer après l’avoir débranchée,   et une demi heure pour poser les élingues,  la remonter précautionneusement et la fixer sur le plateau du camion grue. Les propaniers ont l’habitude de  s’arranger  pour que la nouvelle citerne soit déjà sur place  quand l’autre repart (ce peut être la même société comme ce peut être deux sociétés différentes, tout dépend des accords régionaux entre propaniers et les quelques sous traitants spécialisés) . La citerne du nouveau propanier est déposée immédiatement dans le même trou et le trou est rebouché en deux étapes, pour permettre au plombier de raccorder le tuyau sous la surface du sol avant remblai définitif.

 

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