Association Défense des Consommateurs de Propane

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Sur les prétendus inconvénients d’être propriétaire de sa citerne de gaz selon le site Picbleu

Picbleu  « le site de l’habitat durable »  est maqué avec les grands propaniers qui payent pour leur publicité déguisée sur ce site. L’ADECOPRO n’est financée que par les cotisations de ses membres. Les dépenses de son site Internet depuis sa création s’élèvent à zéro euro.

Les propaniers voulant garder le monopole du stockage du propane vrac en France pour empêcher l’apparition d’un marché libre, l’achat de la citerne est  naturellement présenté comme une alternative peu intéressante par le site Picbleu. Qu’en est-il en réalité ?

Nous reproduisons ci-dessous  le  texte du site de Picbleu relatif à l’intérêt d’acheter sa citerne de gaz  (tel que copié le 31 mars 2018). Pour ne pas ajouter à la confusion des arguments, nous les avons numérotés un à un. Nous reprenons ensuite ces arguments en expliquant pourquoi il s’agit de la sempiternelle propagande des propaniers.

 

QUOTE

Quels sont les inconvénients d’être propriétaire de sa citerne de gaz propane ?

En théorie, choisir son fournisseur lors de chaque livraison paraît intéressant, mais se heurte à quelques contraintes.

1)Les frais liés aux services d’entretien et de maintenance sont à la charge du propriétaire.
2)Les fournisseurs proposent aux clients propriétaires de leur citerne des contrats d’une durée déterminée pour la livraison de gaz propane.
3)Le client doit se charger de souscrire les contrats liés à l’entretien et à la maintenance de la citerne.
4)L’entretien et la maintenance de la citerne de gaz sont généralement compris dans l’abonnement réglé mensuellement par le client, mais dans l’achat ils sont indépendants.
5)Le client doit mettre en concurrence les différents prestataires de services chargés de l’entretien et de la maintenance des citernes afin de tenter d’obtenir les tarifs les plus avantageux. Une tâche difficile en raison de la complexité des contrats pour un non-initié et de la perpétuelle évolution d’une année sur l’autre.

Théoriquement, il peut sembler plus aisé de faire jouer la concurrence et d’opter pour un fournisseur plus compétitif lorsqu’on est propriétaire de sa citerne, ce qui en évite les frais d’implantation ou de retrait de la citerne.

L’achat d’une citerne n’est pas vraiment intéressant en France, car l’entretien coûteux (annuel ou triennal) est à la charge de l’usager.

6)De plus, un contrat lié d’exclusivité de fourniture et d’entretien est signé obligatoirement avec le distributeur choisi. Mais il existe une solution.

UNQUOTE

 

Voici maintenant les commentaires de l’ADECOPRO sur ce texte de Picbleu

1)Concernant les frais liés aux services de maintenance et d’entretien d’un équipement loué ou acheté, ils sont TOUJOURS à la charge du client final, que celui-ci soit propriétaire ou locataire de la citerne. Idem pour une voiture.  Picbleu croit-il réellement que le propanier va accepter de mettre des citernes à disposition gratuitement, sans en amortir le prix d’achat et sans faire payer les frais d’entretien réglementaire par ses clients ? Pourquoi Picbleu fait-il semblant de croire le contraire ? Certes, d’un propanier à l’autre, la méthode de refacturation  des frais d’entretien et de maintenance est différente : chez Butagaz et Primagaz, ces frais ne sont pas intégrés au prix du gaz,  ils font l’objet d’une facturation distincte, alors qu’ils sont le plus souvent intégrés chez Antargaz et Finagaz   (et toujours intégrés au prix du combustible chez Vitogaz). Quelle que soit la manière d’intégrer les coûts pour les faire payer par le consommateur, le résultat est strictement le même : tous les propaniers font payer l’entretien de la citerne à leur client. C’est un mensonge de faire croire le contraire

2)Les contrats de fourniture de propane pour les propriétaires de citerne et pour les non-propriétaires sont identiques pour ce qui concerne la durée : c’est toujours une durée fixe de X années suivi d’une période de tacite reconduction à durée indéterminée. La loi impose ce cadre contractuel. Il est donc faux d’affirmer que les contrats ne se renouvellent pas automatiquement pour les propriétaires de citerne de gaz comme c’est le cas pour les citernes mises à disposition. Encore un mensonge signé Picbleu.

3)Le propriétaire doit veiller à ce que sa citerne soit dûment entretenue. C’est ce que dit la réglementation. Mais la réglementation ne précise pas que le propriétaire est tenu de faire un appel d’offre auprès de la dizaine de prestataires existants. Il peut se contenter de retenir l’offre que sera tenu de lui faire le propanier dès lors que le propriétaire de la citerne lui en fera la demande.  En faisant croire qu’il pourrait être compliqué pour un propriétaire de citerne de faire assurer  l’entretien et la maintenance de sa citerne, Picbleu noircit le tableau à dessein, et prend ses lecteurs pour des imbéciles.

4)Le lecteur attentif notera que le point 4 contredit le point 1  ! En effet dans le point 4 Picbleu affirme que les clients qui payent un abonnement (aussi appelé terme annuel) payent «généralement»  l’entretien  et la maintenance de la citerne à travers cet abonnement, alors que le point 1 insinuait que  les non-propriétaires de citerne n’étaient pas tenus de payer cette somme.  A la décharge de Picbleu, la confusion est volontairement entretenue par le système de facturation nébuleux des propaniers. Sur le fond,  l’argument du point 4 ne concerne que les modalités de paiement des frais d’entretien et de maintenance et non le principe de leur prise en charge. Ces modalités différant notablement d’un propanier à l’autre comme expliqué au point 1, on ne peut faire aucune généralisation, ni tirer aucune règle concernant une différence de traitement entre propriétaires et non-propriétaires de citerne.

5)Le point 5 est une répétition du point 3. Comme indiqué au point 3 la réglementation ne précise pas auprès de qui le propriétaire de citerne doit s’adresser pour la maintenance de sa citerne. Il peut s’adresser auprès d’une société spécialisée ou auprès du propanier qu’il vient de choisir (lequel sous-traitera tout ou partie de cet entretien aux mêmes sociétés spécialisées). Le but de Picbleu étant de dissuader les consommateurs d’acheter leur citerne, le site ne précise pas que le client a aussi la possibilité de s’adresser à son propre propanier. Il ne précise pas non plus que cette solution reste la plus simple et la moins coûteuse, en l’état actuel des choses.

Pour prendre le meilleur exemple que je connaisse : je suis  un professionnel de l’hôtellerie, propriétaire de ma citerne de 4300 litres (2 tonnes). Je dispose d’un contrat d’entretien et de maintenance  ( contrat d’une seule page et non pas de 10 pages)  spécifique aux propriétaires de citerne. Au plan juridique,  et contrairement aux bêtises publiées par Picbleu,  ce contrat ne présente aucune complexité juridique en comparaison des contrats piégeux de fourniture de gaz dédiés aux non-propriétaires de citernes de gaz. Le coût annuel d’entretien et de maintenance de cette citerne est de 60 € par an.

6)Le point 6 dit que le propriétaire de citerne doit obligatoirement signer un contrat exclusif de fourniture et d’entretien de la citerne. On notera là encore que le point 6 contredit partiellement le point 5 : dans le point 5 Picbleu affirme que le propriétaire de la citerne est livré à lui-même pour trouver un prestataire  pour signer un contrat d’entretien et de maintenance et dans le point 6 Picbleu affirme que le propriétaire  doit obligatoirement signer un contrat d’entretien avec son fournisseur attitré !  Une telle confusion d’esprit rappelle les explications vaseuses des commerciaux travaillant pour les propaniers. Ca sent l’enfumage à plein nez.

Sur le fond du point 6, les grands propaniers du CFBP peuvent en effet exiger du propriétaire de citerne qu’il signe un contrat d’exclusivité pour un an, voire deux ou trois ans, et peuvent lui proposer un contrat d’entretien (que le consommateur aura tout intérêt à signer- voir plus haut). Cependant tout contrat d’approvisionnement et d’entretien avec un propriétaire de citerne d’une durée supérieure à un an pourrait  être considéré comme abusif, comme la DGCCRF a déjà eu l’occasion de le rappeler aux députés de la précédente Législature (via les questions au Gouvernement) et au président de l’ADECOPRO.

Voilà donc pour les arguments avancés par Picbleu contre l’achat de citernes de gaz. Le  verdict est sévère : ce site raconte n’importe quoi et n’est pas capable d’articuler un seul argument valable CONTRE l’intérêt pour le consommateur d’acheter ou de racheter sa  citerne de gaz.

En ce qui concerne les nombreux avantages détenus par le seul propriétaire de citerne, on notera que Picbleu a oublié de mentionner que le propanier est dans l’impossibilité matérielle d’organiser l’embargo d’une citerne propriété-client. Le  propriétaire  peut en effet remplir sa citerne auprès de qui bon lui semble sans attendre la fin de son contrat : les propriétaires de citerne n’ayant pas de pénalités de résiliation anticipée à payer aux termes de leur contrat,  peuvent résilier ce dernier à tout moment passé la première année, et notamment dès que le propanier entend les priver d’une livraison pour une raison  ou pour une autre….

En effet  il est bon de savoir que les propaniers ne se privent pas de refuser de livrer les clients qu’ils considèrent, à TORT ou à raison, comme de mauvais payeurs. Lorsqu’on connait le nombre d’incidents de paiement avec les propaniers (voir sur ce sujet les nombreuses plaintes sur le forum du site  » 60 millions de consommateurs ») , on se dit qu’on a quelques raisons de vouloir devenir propriétaire de sa citerne, histoire de ne pas subir un refus de livraison en plein hiver  pour un bête changement de compte bancaire dont les services comptables du propanier n’auraient pas tenu compte.

 

 

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Changement de fournisseur de gaz en citerne : l’ADECOPRO accuse les autorités françaises de laxisme et d’immobilisme

Laxisme ( du latin  laxus signifiant relâché, qui a donné aussi « laxatif »  ) : attitude de quelqu’un qui est excessivement indulgent et tolérant

Immobilisme (du latin immobilis) : disposition à se satisfaire de l’état des choses présent, à ne rien vouloir entreprendre pour changer les choses

La nouvelle directrice générale de la DGCCRF  a été nommée le 3 janvier dernier en Conseil des Ministres. Nathalie Homobono cède sa place à Virginie Beaumeunier.  Mme Beaumeunier était jusqu’ici cheffe du service Stratégie Pilotage Budget à la Direction Générale des Finances Publiques depuis moins d’un an. Précédemment, elle a occupé la fonction de Rapporteur de l’Autorité de la Concurrence depuis mars 2009.

De décembre 2004 à février 2008, elle était sous-directrice de la DGCCRF. Compte tenu de son parcours, la nouvelle directrice générale est une habituée des questions de consommation.  Virginie Beaumeunier est naturellement, comme il se doit à pareil niveau,  issue du sérail de la République : diplômée de Sciences Po Paris  et de l’ENA. Mme Beaumeunier connait donc parfaitement les deux  institutions dont l’ineffectivité et l’inaction sur le dossier PROPANE VRAC valent aux consommateurs de souffrir  de la férule des propaniers depuis des lustres.

J’ai donc  décidé de lui adresser une lettre de 3 pages tirée de notre épais cahier de doléances. Une lettre rédigée à partir d’un cas concret servant d’exemple particulièrement criant de l’absence de prise en compte des besoins des consommateurs : celui d’une famille qui, à la suite de l’achat en plein hiver d’une maison chauffée au gaz, se trouve confrontée à la dure réalité de devoir changer de fournisseur alors qu’il ne lui reste pas assez de gaz dans sa citerne pour attendre le temps interminable nécessaire au changement de citerne.

Situation classique contre laquelle ont dû se battre des milliers de consommateurs de gaz en citerne par le passé, et qui perdure encore  de nos jours puisque ni la loi Hamon ni le rapport de l’Autorité de la Concurrence n’y ont apporté la moindre réponse.   Pire  !  La loi Hamon a aggravé la probabilité de survenance (*) d’une telle situation en allongeant la durée de reprise du matériel de 2 à 3 mois. Un véritable scandale quand on sait les sommes exigées par les propaniers pour retirer leurs réservoirs.

Vous trouverez  ci -dessous la lettre envoyée  à la nouvelle directrice générale de la DGCCRF.  Les lecteurs du site ont le privilège d’en prendre connaissance avant sa destinatrice…..

Lettre DGCCRF délai citerne

Il serait temps que les autorités concernées commencent à inventorier les obstacles de toute nature qui empêchent les consommateurs de changer facilement de fournisseur, et prennent les décisions qui s’imposent pour fluidifier le marché.

PS : La lettre ne traite pas de la question  de la fixation unilatérale  du prix des livraisons de gaz « hors contrat » par le propanier. Le consommateur est tellement content d’obtenir du gaz hors contrat  que le prix payé lui importe moyennement. Le propanier en profite pour lui faire payer le prix fort. Voilà encore un autre sujet pour la DGCCRF…

 

Change propane tank

( *) On dit « survenance » ou « survenue » ? Pour le Littré, « survenance » désigne une arrivée imprévue. En outre, c’est un terme de jurisprudence, qui fait référence à l’arrivée inattendue d’un ayant droit (le Code civil parle de « survenance d’enfants »). Quant à « survenue », ce serait juste l’action de survenir, mais les exemples fournis par Littré ne vont pas au-delà du XVIe siècle, et l’on peut donc en déduire qu’il s’agit d’un  terme littéraire ou vieilli. Bref, on peut utiliser les deux …

Vers un cartel de l’électricité en France : Total et Butagaz se mettent mutuellement au courant

Le géant pétrolier Total, maintes fois condamnés dans le monde pour participation à des cartels divers et variés dans les produits pétroliers, a dévoilé cette semaine une offre de gaz et d’électricité pour les particuliers, comptant devenir le numéro deux sur ces deux marchés, libéralisés voici dix ans mais toujours dominés  par les ex-monopoles EDF et Engie.

Faisant suite à une annonce identique une semaine auparavant du groupe Butagaz,  lui aussi fin spécialiste et fin  connaisseur du fonctionnement des cartels de l’énergie, cette annonce a de quoi inquiéter les consommateurs. Pour ces deux entreprises qui étaient auparavant de connivence sur le marché du GPL à l’époque où Total détenait Totalgaz, cette annonce quasi simultanée augure de belles retrouvailles entre amis.

Baptisée « Total Spring »  (  Ressort intégral ou Printemps Total ? ) , l’offre Total ne part pas de rien, puisque Total a déjà racheté le belge Lampiris présent en France depuis quelques années. Mais les ambitions « totalitaires » du groupe pétrolier vont bien au delà des quelque 400.000 clients que détient actuellement la filiale en France dans le gaz et l’électricité.

« On a l’ambition de convaincre assez rapidement trois millions » de clients, a annoncé lors d’une conférence de presse Patrick Pouyanné, PDG de Total, promettant de ne « pas attendre cinq ans » pour atteindre ce chiffre.  Total, qui proposera une électricité issue à 100% d’énergies renouvelables, compte « devenir le plus gros opérateur alternatif en France », a souligné son PDG, sans détailler ses objectifs respectifs dans le gaz et l’électricité.

Le PDG de Total, Patrick Pouyanne, lors de la présentation de la nouvelle offre du groupe baptisée "Total

Autrement dit, si M. Pouyanné reconnaît ne pas être en mesure de concurrencer les anciens monopoles sur leurs terrains – EDF dans l’électricité et Engie (ex-GDF) dans le gaz -, Total veut prendre l’ascendant sur Direct Énergie et l’italien Eni, principaux concurrents des opérateurs historiques en France et respectivement troisièmes dans l’électricité et le gaz.

Surtout, il compte s’introduire dans le chassé-croisé entre EDF et Engie : passer devant le premier dans le gaz et devant le second dans l’électricité, visant  ainsi la deuxième place sur chaque terrain avec près de 10% de part de marché.

Libéralisé en 2007, le marché français de l’énergie reste dominé par les opérateurs historiques, par Engie dans le gaz avec 75% de parts de marché, et surtout par EDF dans l’électricité avec une part de 84%.

« Après dix ans de libéralisation,  la faible part des distributeurs alternatifs « est incroyable », a noté Tom Van de Cruys, directeur général de Lampiris, qui continuera par ailleurs à gérer ses activités sous son nom en Belgique. Au niveau national « c’est un pouvoir d’achat immense qui est gâché. »

Ce n’est pas faute d’offre car une vingtaine de fournisseurs s’affrontent désormais dans le gaz naturel et l’électricité, contre seulement 4 fournisseurs couvrant la totalité du territoire français  pour le gaz propane.  Fin septembre,  Butagaz  a annoncé une offre à destination des particuliers pour la distribution dans le gaz naturel comme dans  l’électricité.  Le propanier mise  sur la renommée de la marque, sur la compétitivité de ses offres ( annoncées comme 10% moins chères que les tarifs réglementés) et surtout, fait nouveau,  sur la simplicité de ses offres. Contrairement aux offres propane où le client dispose chez Butagaz de plus de vingt  tarifs différents, histoire de simplifier son choix,  le client gaz / électricité  n’aura le choix  qu’entre une offre indexée et une offre fixe pour un ou deux ans, le tout sans engagement.  L’ours bleu  semble donc avoir enfin découvert  une manière de vendre de l’énergie sans obliger ses clients à en prendre pour  perpétuité (on rappellera que jusqu’à ce que le législateur siffle la fin de la rigolade en 2014, les contrats propane de Butagaz duraient 9 ans).

Pour les clients gaz naturel et électricité, Butagaz offre depuis le 1er octobre la possibilité d’obtenir une première estimation en deux clics et de souscrire en cinq minutes à partir de n’importe quel appareil (tablette, téléphone portable, ordinateur…), de faire identifier son compteur à partir d’une photo envoyée depuis un smartphone (évitant ainsi la saisie fastidieuse de 14 caractères).

En se rapprochant de Gaz européen en début d’année, Butagaz avait pénétré le marché « professionnel » du gaz naturel, puis celui de l’électricité en juin dernier, toujours sous la marque Gaz européen. Butagaz compte désormais se lancer  dans les granulés de bois. 600.000 poêles à bois sont déjà installés en France, et plus de 100.000 supplémentaires chaque année depuis 2013.

Total, quand à lui,  ne promet lui aussi que 10% de moins que les tarifs réglementés pendant un an garanti, ne se différenciant guère de ses concurrents comme Direct Energie ou le nouveau venu Butagaz. Amusant de constater qu’avant même de commencer à distribuer de l’électricité, ces deux énergéticiens sont déjà d’accord sur leurs tarifs de lancement. Ca promet pour la suite.

« On fait un vrai effort (…), on verra s’il faut que l’on aille plus loin », dit M. Pouyanné, s’abstenant au passage d’entrer dans le débat sur l’existence des tarifs réglementés, dont le conseil d’Etat a exigé cet été la suppression dans le gaz et dont Engie demande la fin dans l’électricité.

Source : Boursorama ( 05/10/2017 )

 

Boosté par les marchés asiatiques, le cours du propane remonte en Europe. Remplissez vos citernes.

Le prix du cargo de propane en Europe du Nord ( NWE propane cargo ) a atteint récemment son niveau le plus élevé depuis trois ans et demi , en comparaison du prix des cargaisons de naphta.

Le propane CIF NWE chargé sur gros porteurs a été estimé à $536 la tonne le 26 septembre, en hausse de $14 par rapport à vendredi , alors que dans le même temps son équivalent en naphta s’établissait à $528.50 lundi dernier, une hausse de $12,75 par rapport à vendredi, soit un spread de $7,5 entre les deux, un niveau jamais vu depuis 3 ans et demi selon les données Platts.

Les prix du propane et du butane ont atteint des records pluri-annuels au cours de ce  troisième trimestre, du fait de l’absence de possibilité d’arbitrage avec le marché américain, et des opérations de maintenance de raffinerie en Europe du nord limitant la production locale.

 » Les prix sont actuellement élevés car le propane n’arrête pas d’augmenter en Asie. Les prix ont augmenté aux Etats-Unis, les prix flambent en Asie, l’Europe suit lentement  le mouvement avec un certain retard, malgré le fait que la demande spot ne soit pas considérable » selon un acteur du marché.  » Pour le moment il n’y a pas besoin de faire venir des gros porteurs des Etats Unis puisque la production européenne locale suffit à couvrir la demande des utilisateurs »

Le prix du propane CFR rendu au Japon a grimpé de $23 en un jour à $563/ tonne jeudi dernier, le niveau le plus élevé des 34 derniers mois. Cette augmentation faisait suite à des interruptions de livraison en provenance du Texas du fait de l’ouragan Harvey, et d’une offre limitée sur le marché spot au Moyen Orient liée à l’augmentation de la demande des acheteurs indiens et chinois.

Source : Platts 26 Septembre 2017

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