Association Défense des Consommateurs de Propane

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Gilets jaunes, Covid, Pfizer et les salauds qui nous manipulent

 » Quoi ? »  » Peyrat reprend la plume alors qu’il n’a plus rien écrit depuis le jour où les gilets jaunes s’en sont pris à l’Arc de Triomphe ? » « Pourquoi sort-il maintenant de ces deux longues années de silence ? » « Il a pris deux ans de vacances, sur un astéroïde, comme dans le célèbre roman de Jules Verne…. ? »

Au risque de vous décevoir ( ou de vous soulager, selon que vous êtes consommateur ou propanier), je n’ai pas l’intention de reprendre le fil de mes éditos mensuels ou bimensuels sur ce site. Ceux qui me connaissent savent que ma véritable passion, celle qui a dévoré le plus clair de mon temps libre tout au long de ma vie ( et, en vérité, une bonne partie de mes économies) n’a jamais été de courir derrière les propaniers pour dénoncer leurs entourloupes ruineuses pour le consommateur. Il suffit de relire chaque article de ce blog pour se rendre compte combien la question de la santé humaine et des mensonges conventionnels de la médecine officielle est au coeur de mes préoccupations. Comme elle est désormais au coeur des préoccupations de tous ceux qui ne s’en laissent pas compter par ce gouvernement de satrapes ( satrape = homme puissant et despotique ). C’est cette passion pour la médecine, ou plutôt pour la longue histoire de l’anti-médecine, qui me pousse aujourd’hui à reprendre la plume. A ceux qui entendent continuer de suivre bêtement les conseils de ce gouvernement en matière de Covid, ne vous inquietez pas : cet article parlera aussi de gaz propane, de manipulation des consommateurs, et de la manière dont les dirigeants des grandes firmes parviennent à éviter de passer par la case prison ….

Soutien indéfectible des gilets jaunes et de leur revendication d’une nouvelle Assemblée Constituante pour la France, je continue de penser que leur heure viendra bientôt, au plus tard dans quelques années. Les historiens de la Révolution savent que les évènements de 1789 n’ont été que les derniers soubresaults d’une crise qui aura duré vingt ans. La répression scandaleuse des mouvements sociaux par la police de Macron a laissé des traces indélébiles dans les consciences de tous ceux qui aspirent légitimement à une nouvelle République.

Pendant ce temps sur le front du gaz propane, le patron de Gaz Liberté a revendu toutes ses parts au printemps 2019 à un outsider allemand WESTFA, basé à Hagen ( près de Dortmund) lequel avait déjà racheté la filiale allemande de Vitogaz en 2013. Le patron de Westfa déclarait à l’époque être intéressé par toute opportunité de croissance externe sur la distribution de GPL. L’absorption de Gaz Liberté s’est réalisée par l’intermédiaire d’une coquille luxembourgeoise, histoire de ne pas mélanger les torchons français et les serviettes allemandes ( note : bien que la mer soit très loin du Luxembourg, ce pays a une passion particulières pour les coquilles vides ou pleines…). La coquille en question est dirigée par un spécialiste français du GPL ayant fait une partie de sa carrière en Allemagne. Ce dernier s’est empressé de débaucher un ancien commercial de Butagaz pour reprendre les rennes de Gaz Liberté. Sur ces entrefaits, herr Cottin ( ex patron de Gaz Liberté ) a été rapidement poussé vers la sortie, ainsi d’ailleurs que la totalité du staff de Gaz Liberté (chauffeurs, un commercial, une secrétaire). Genre « prenez vos affaires de suite, et merci de refermer la porte derrière vous en partant ». Les choses se soient envenimées depuis entre Cottin et les repreneurs, notamment du fait de l’épineuse question du statut des citernes de gaz exploitées par Gaz Liberté : les repreneurs n’auraient pas réussi à négocier un régime dérogatoire avantageux auprès de la Drire d’Alsace, (vraisemblablement) compétente pour toutes les citernes exploitées par Gaz Liberté (et pas uniquement celles situées en Alsace). On imagine que la ligne téléphonique entre Luxembourg et Hagen a dû connaître quelques surchauffes ! D’après les toutes dernières informations, Cottin, sur qui pèserait aujourd’hui une demande de dédomagement astronomique, aurait l’intention de ……

Vous avez terminé la lecture gratuite de cet article. Si vous êtes propanier, vous pouvez accéder à la suite de cet article en vous abonnant à ce site pour la modique somme de 10 000 euros par mois….

Trève de plaisanterie, je finirai cet article un autre jour…. il est presque une heure du matin . Et le secret d’une bonne immunité naturelle contre la Covid, c’est de dormir d’un profond sommeil et de manger suffisament de poissons gras ou d’huitres ( pas besoin de saumon, qui est le plus cher et le plus trafiqué de tous les poissons comestibles à l’état cru). Vous avez remarqué que tout ce qui est excellent à consommer cru (sardines, huitres, maquereau ) est nécessaire et bon pour la santé ? Est ce simplement une coïncidence ? Ou est ce le résultat des lois de l’évolution, lois sur lesquelles la médecine officielle aurait oublié de nous éclairer ?

Allez…. vous reprendez bien un peu de Covid télévisé pour mieux vous endormir…..

Vers la fin du chauffage au fuel domestique : du triomphe du lobbying au retour des pleureuses

Ce site,  qui traite principalement des conséquences pour le consommateur des entraves à la concurrence sur le propane vrac, n’est pas sensé s’intéresser à la question du fioul domestique, sauf à comparer le prix de revient du kwh des différentes solutions de chauffage offertes aux ménages français.  La distribution du fioul domestique en France ne pose en effet aucun problème de régulation du point de vue des autorités de la concurrence,  à la différence du propane.

L’Association n’est donc pas a priori  compétente pour émettre un avis ou intervenir dans le débat public lancé par la récente sortie du  premier ministre concernant son intention  de programmer d’ici à la fin du prochain quinquennat  la fin du chauffage domestique au fioul. Autant dire de suite que  nous ne nous réjouissons guère  de voir, demain, les millions d’utilisateurs de cette énergie bon marché rejoindre, contraints et forcés, la longue liste des consommateurs de propane ulcérés par des factures astronomiques de chauffage, conséquence de l’incompétence  de nos dirigeants et du je-m’en-foutisme de nos hauts fonctionnaires sur  la question du gaz en citerne.

Dans l’absolu, et sans considération pour les conséquences sociales inéluctables d’une  décision qui semble avoir pris tout le monde a rebours (s’agissait-il de détourner l’attention de sujets plus brûlants ?),  la volonté exprimée par le premier ministre d’éradiquer le fuel comme énergie de chauffage domestique en dix ans  montre que les arguments écologiques sont capables de primer aujourd’hui sur toutes considérations  économiques. Là est la seule bonne nouvelle. Qu’un gouvernement engage un secteur d’activité employant directement 8 000 personnes en France dans une décroissance à marche forcée,  est du jamais vu en France depuis l’arrêt de l’amiante.

 

Bercy

Les grands projets énergétiques vus par Bercy  ( Le Canard Enchaîné du 14/11/2018)

Il importe que le lecteur se représente ce que cela signifie très concrètement  : 12 % des foyers français vont devoir changer de mode de chauffage,  des milliers d’emploi vont disparaître en dix ans,  des centaines de millions d’Euros d’investissement dévalués,  des fonds de commerce, des actifs d’entreprises perdront  toute valeur.  Tout ne disparaîtra pas certes pas   jour au lendemain car les professionnels utilisant le fioul pour les besoins de leur entreprise ne seront apparemment pas impactés avant la fin des années 2020 ( on estime leur nombre à 250 000, dont de  nombreux hôtels restaurants ). Mais le marché aura entre temps perdu  85 ou 90 % de ses volumes de vente, provoquant une concentration de la distribution entre une poignée d’acteurs qui auront su diversifier leur portefeuille d’activités à temps.

Mais revenons un instant aux vidéos qui circulent sur Internet sur le sujet.  On a pu voir dernièrement l’interview d’un des représentants de la profession, un certain Frédéric Plan, ci-devant patron de la Fédération Française des Carburants,  Combustibles et Chauffage (FF3C). Cette fédération représente, ou tente de représenter  les petits  distributeurs de fuel,  tandis que les très gros distributeurs de fuel  indépendants des groupes pétroliers et de la grande distribution (comme le groupe Bolloré Energie), font bande à part au sein de la Fédération Française des Pétroliers Indépendants (FFPI).

Donc Mr Plan est venu se plaindre au micro du très droitier Yves Calvi,  pendant la matinale de RTL,  que la décision du gouvernement aurait été une  surprise totale, une bombe  dont l’effet déflagrant aurait été décuplé par l’absence de toute concertation préalable avec les professionnels concernés. En face de lui un Calvi  toujours aussi « bas de plafond » (de son propre aveu!) , ignorait visiblement tout de la question,  et laissa Plan faire son cinéma avec ses  « chaises à deux pieds ». Bien évidement Calvi a oublié de demander à son invité si, à tout hasard et au bout du compte, l’entrée sur le marché de la distribution de propane vrac ne constituerait pas la  bouée de sauvetage la plus sûre, la plus évidente pour des petits  professionnels du fuel aux abois.

Cela fait bien longtemps, en réalité, que la question du sauvetage des petits distributeurs de  fioul se trouve posée sur la table. Si, en Allemagne,  la moitié des distributeurs de fioul sont engagés en parallèle dans la distribution de propane vrac,  on ne trouve sur tout le territoire français  qu’une seule entreprise qui distribue à la fois  du fuel  ET du gaz en citerne ! Et cela quand bien même tous les distributeurs de fuel (ou presque) travaillent  avec les propaniers pour distribuer leurs bouteilles de GPL !  Or les marges sur le propane vrac se chiffrent en centaines d’Euros par tonne,  là où un revendeur de fuel ne gagne que quelques euros par centaines de litre.  On comprend de suite l’intérêt pour la survie des petits distributeurs de fuel,  de se lancer à la conquête du marché du gaz en citerne.

Constatant donc que la FF3C recommandait aux fioulistes de se diversifier dans la distribution d’autres énergies  (bois bûche, pellets.. ), mais ne trouvant aucune indication sur le site internet de la FF3C de la pertinence ou de la possibilité de réaliser cette diversification dans le propane vrac, j’avais joint Frédéric Plan au téléphone en 2014,  lors d’un court entretien téléphonique qu’il avait bien voulu m’accorder. Je lui avais  posé la question de savoir pourquoi il n’incitait pas les distributeurs de fuel à entrer sur le marché du propane vrac. A sa réponse oiseuse, matinée de fausses considérations sur l’éternelle question des citernes de gaz,  je compris immédiatement qu’il n’était pas et ne serait jamais  l’homme de la situation. Ce n’est qu’en appelant par la suite divers petits distributeurs de fuel ayant pris leur distance vis-à-vis de la FF3C, histoire d’en avoir le coeur net, que j’appris que Mr Plan est surnommé «Mr Rantanplan »,  en vertu de sa capacité à s’aplatir devant les grands groupes pétroliers ( les nouveaux Dalton ! ) au lieu de leur sauter à la gorge.  Généralement ce sont les mêmes qui n’hésitent pas à taper  sur  le dos de l’Etat chaque fois que l’occasion s’y prête….

Ceci explique probablement la réponse qu’il m’avait faite à l’époque, même si ma question portait non sur les relations entre la FF3C et ses grands fournisseurs de fioul, mais sur le désintérêt de la FF3C à inciter ses adhérents à engager le bras de fer avec les propaniers sur un marché de niche bien plus profitable que celui du fioul domestique. Un marché susceptible de redonner plus que des couleurs à une profession que Frédéric Plan est  sensé défendre, mais que son manque d’imagination, ou sa complicité passive avec un clientélisme de rigueur dans les milieux patronaux,  entraîne en réalité droit dans la tombe.

Dès lors que  le compte à rebours sur la fin du fioul comme énergie domestique est lancé , la question se pose de savoir si les petits chefs d’entreprise adhérents de la FF3C vont trouver la force de s’accorder une autre « vie »  en osant défier les propaniers sur leur propre terrain.  Ce qui apparaît certain en l’état actuel des choses, c’est qu’ils ne devront compter que sur eux-mêmes. Abraham Lincoln disait très justement  « Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance ». Vous voulez une anecdote qui en dit long sur le découragement des entrepreneurs français ? En huit ans d’existence du Groupement Propane Libre, seul un revendeur de fuel m’a contacté ( oh ! miracle ! ) pour se renseigner sur les conditions de fonctionnement du marché du propane vrac dans le cas où il oserait se lancer sur ce marché (et accessoirement pour savoir si notre groupement serait disposé à l’aider à s’implanter) . Et devinez quoi …. le fiouliste  en question était suisse !

 

Fast forward.  Qu’en est-il donc des propos de Mr Plan sur la disparition selon lui inopinée  du fuel domestique,  dans l’agenda de la transition énergétique du gouvernement français ? Si je me reporte au communiqué de presse d’avril 2013 du lobby pro fuel européen EUROFUEL , émanation des fabricants de matériel de chauffage au fuel, je lis ceci :

« Suite à une très longue campagne de lobbying en Europe, OFTEC et EUROFUEL ont gagné une victoire significative pour les industriels du fioul.  Six ans auparavant ( donc en 2007 ) le futur du secteur du chauffage au fuel semblait très  sombre lorsque la Commission Européenne a publié son projet de directive sur les produits énergétiques. La directive en question aurait exigé que les émissions de NOx ( ndlr : oxyde d’azote) en provenance des chaudières restent sous le seuil de 105 milligrammes par kwh. Si ces limites avaient été acceptées, elles auraient détruit l’industrie du fuel DU JOUR AU LENDEMAIN ( c’est moi qui souligne) parce qu’il aurait été impossible de réduire les émissions au niveau exigé »

« Cependant » continue le communiqué  « après un lobbying intense des partenaires industriels au sein d’Eurofuel, la directive récemment publiée a établi la limite maximum de Nox a 120 milligrammes par kwh pour les chaudières fuel, un chiffre que les fabricants estiment réalisable et au respect duquel ils souhaitent désormais travailler » . Et le patron d’OFTEC de continuer :  «l’introduction du nouveau standard a été différé jusqu’en 2018 au lieu de 2016 comme proposé précédemment, ce qui donnera le temps aux fabricants de faire les changements prévus dans la composition du nouveau combustible».

Comment Mr Plan peut-il, dans ces conditions, venir raconter  sur les antennes de RTL que la décision du gouvernement prend les fuelistes par surprise ? Des fuelistes qui, au demeurant, n’ont pas perdu tout espoir, y compris en France,  de faire valider par les autorités nationales  un nouveau fuel allégé en carbone. C’est dans cette perspective historique qu’il faut comprendre la décision du  gouvernement français. Une décision qui mettrait définitivement fin aux derniers espoirs des partisans du fuel de chauffage en France,  de reporter indéfiniment un destin funeste promis par la Commission depuis des lustres.

D’ailleurs la France ne fait pas œuvre de pionnière en la matière puisque le gouvernement britannique a pris une décision encore plus radicale l’année dernière. Les britanniques ont annoncé  souhaiter éliminer le fuel comme énergie de chauffage non seulement sur leur marché domestique, mais aussi sur le marché du chauffage professionnel.  Le gouvernement  de sa Majesté a annoncé vouloir agir dans un premier temps sur les constructions neuves,  puis dans un second temps sur le marché de la rénovation. 1,5 millions de foyers sont concernés en Grande Bretagne contre 3,3 millions en France.  Le défi est de taille. En comparaison,  il n’y a que 500 000 foyers en tout et pour tout  chauffés au propane en France.

Suite à la décision du gouvernement britannique, le patron anglais de la Heat Pump Association ( l’association britannique des fabricants de pompe à chaleur ) exultait sans retenue dans un communiqué, allant jusqu’à imaginer pouvoir supprimer le propane comme énergie de chauffage dans un avenir proche :

« Cette annonce  du gouvernement  est vitale pour contribuer  à nettoyer les émissions de carbone  en provenance des appareils de chauffage britanniques.….elle démontre la ferme intention du gouvernement de traiter la question des émissions de carbone émanant des systèmes de chauffage  au fuel, et devrait servir de précurseur aux décisions concernant les autres énergies fossiles produisant des niveaux d’émission relativement élevés ».

Il nous reste à attendre les futures annonces  du gouvernement français sur la manière dont il entend aider les consommateurs de fuel à se débarrasser de leur équipement de chauffage ( chaudière et cuve). Ce sera fin novembre.

 

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Pour suivre le fil de cette histoire sur la durée ( je pressens d’ores et déjà de nombreuses surprises  ) je viens de créer  une nouvelle catégorie dans les articles du site :  « FUXIT »  pour « Fuel – Exit ».  Notez bien que je  n’ai pas inventé ce terme.  Il a été fabriqué  par les opposants au Brexit pour qui Fuxit est la contraction de « Fuck Brexit ». Rien n’empêche les opposants à la fin du fuel domestique de reprendre ce raccourci à leur compte !

En ce qui concerne l’ADECOPRO nous n’avons aucun parti pris sur le sujet. Il est simplement  plus facile de parler du « Fuxit » que de « la-fin-du-fioul-domestique »…..

 

Fuxit

 

 

 

 

Sur les prétendus inconvénients d’être propriétaire de sa citerne de gaz selon le site Picbleu

Picbleu  « le site de l’habitat durable »  est maqué avec les grands propaniers qui payent pour leur publicité déguisée sur ce site. L’ADECOPRO n’est financée que par les cotisations de ses membres. Les dépenses de son site Internet depuis sa création s’élèvent à zéro euro.

Les propaniers voulant garder le monopole du stockage du propane vrac en France pour empêcher l’apparition d’un marché libre, l’achat de la citerne est  naturellement présenté comme une alternative peu intéressante par le site Picbleu. Qu’en est-il en réalité ?

Nous reproduisons ci-dessous  le  texte du site de Picbleu relatif à l’intérêt d’acheter sa citerne de gaz  (tel que copié le 31 mars 2018). Pour ne pas ajouter à la confusion des arguments, nous les avons numérotés un à un. Nous reprenons ensuite ces arguments en expliquant pourquoi il s’agit de la sempiternelle propagande des propaniers.

 

QUOTE

Quels sont les inconvénients d’être propriétaire de sa citerne de gaz propane ?

En théorie, choisir son fournisseur lors de chaque livraison paraît intéressant, mais se heurte à quelques contraintes.

1)Les frais liés aux services d’entretien et de maintenance sont à la charge du propriétaire.
2)Les fournisseurs proposent aux clients propriétaires de leur citerne des contrats d’une durée déterminée pour la livraison de gaz propane.
3)Le client doit se charger de souscrire les contrats liés à l’entretien et à la maintenance de la citerne.
4)L’entretien et la maintenance de la citerne de gaz sont généralement compris dans l’abonnement réglé mensuellement par le client, mais dans l’achat ils sont indépendants.
5)Le client doit mettre en concurrence les différents prestataires de services chargés de l’entretien et de la maintenance des citernes afin de tenter d’obtenir les tarifs les plus avantageux. Une tâche difficile en raison de la complexité des contrats pour un non-initié et de la perpétuelle évolution d’une année sur l’autre.

Théoriquement, il peut sembler plus aisé de faire jouer la concurrence et d’opter pour un fournisseur plus compétitif lorsqu’on est propriétaire de sa citerne, ce qui en évite les frais d’implantation ou de retrait de la citerne.

L’achat d’une citerne n’est pas vraiment intéressant en France, car l’entretien coûteux (annuel ou triennal) est à la charge de l’usager.

6)De plus, un contrat lié d’exclusivité de fourniture et d’entretien est signé obligatoirement avec le distributeur choisi. Mais il existe une solution.

UNQUOTE

 

Voici maintenant les commentaires de l’ADECOPRO sur ce texte de Picbleu

1)Concernant les frais liés aux services de maintenance et d’entretien d’un équipement loué ou acheté, ils sont TOUJOURS à la charge du client final, que celui-ci soit propriétaire ou locataire de la citerne. Idem pour une voiture.  Picbleu croit-il réellement que le propanier va accepter de mettre des citernes à disposition gratuitement, sans en amortir le prix d’achat et sans faire payer les frais d’entretien réglementaire par ses clients ? Pourquoi Picbleu fait-il semblant de croire le contraire ? Certes, d’un propanier à l’autre, la méthode de refacturation  des frais d’entretien et de maintenance est différente : chez Butagaz et Primagaz, ces frais ne sont pas intégrés au prix du gaz,  ils font l’objet d’une facturation distincte, alors qu’ils sont le plus souvent intégrés chez Antargaz et Finagaz   (et toujours intégrés au prix du combustible chez Vitogaz). Quelle que soit la manière d’intégrer les coûts pour les faire payer par le consommateur, le résultat est strictement le même : tous les propaniers font payer l’entretien de la citerne à leur client. C’est un mensonge de faire croire le contraire

2)Les contrats de fourniture de propane pour les propriétaires de citerne et pour les non-propriétaires sont identiques pour ce qui concerne la durée : c’est toujours une durée fixe de X années suivi d’une période de tacite reconduction à durée indéterminée. La loi impose ce cadre contractuel. Il est donc faux d’affirmer que les contrats ne se renouvellent pas automatiquement pour les propriétaires de citerne de gaz comme c’est le cas pour les citernes mises à disposition. Encore un mensonge signé Picbleu.

3)Le propriétaire doit veiller à ce que sa citerne soit dûment entretenue. C’est ce que dit la réglementation. Mais la réglementation ne précise pas que le propriétaire est tenu de faire un appel d’offre auprès de la dizaine de prestataires existants. Il peut se contenter de retenir l’offre que sera tenu de lui faire le propanier dès lors que le propriétaire de la citerne lui en fera la demande.  En faisant croire qu’il pourrait être compliqué pour un propriétaire de citerne de faire assurer  l’entretien et la maintenance de sa citerne, Picbleu noircit le tableau à dessein, et prend ses lecteurs pour des imbéciles.

4)Le lecteur attentif notera que le point 4 contredit le point 1  ! En effet dans le point 4 Picbleu affirme que les clients qui payent un abonnement (aussi appelé terme annuel) payent «généralement»  l’entretien  et la maintenance de la citerne à travers cet abonnement, alors que le point 1 insinuait que  les non-propriétaires de citerne n’étaient pas tenus de payer cette somme.  A la décharge de Picbleu, la confusion est volontairement entretenue par le système de facturation nébuleux des propaniers. Sur le fond,  l’argument du point 4 ne concerne que les modalités de paiement des frais d’entretien et de maintenance et non le principe de leur prise en charge. Ces modalités différant notablement d’un propanier à l’autre comme expliqué au point 1, on ne peut faire aucune généralisation, ni tirer aucune règle concernant une différence de traitement entre propriétaires et non-propriétaires de citerne.

5)Le point 5 est une répétition du point 3. Comme indiqué au point 3 la réglementation ne précise pas auprès de qui le propriétaire de citerne doit s’adresser pour la maintenance de sa citerne. Il peut s’adresser auprès d’une société spécialisée ou auprès du propanier qu’il vient de choisir (lequel sous-traitera tout ou partie de cet entretien aux mêmes sociétés spécialisées). Le but de Picbleu étant de dissuader les consommateurs d’acheter leur citerne, le site ne précise pas que le client a aussi la possibilité de s’adresser à son propre propanier. Il ne précise pas non plus que cette solution reste la plus simple et la moins coûteuse, en l’état actuel des choses.

Pour prendre le meilleur exemple que je connaisse : je suis  un professionnel de l’hôtellerie, propriétaire de ma citerne de 4300 litres (2 tonnes). Je dispose d’un contrat d’entretien et de maintenance  ( contrat d’une seule page et non pas de 10 pages)  spécifique aux propriétaires de citerne. Au plan juridique,  et contrairement aux bêtises publiées par Picbleu,  ce contrat ne présente aucune complexité juridique en comparaison des contrats piégeux de fourniture de gaz dédiés aux non-propriétaires de citernes de gaz. Le coût annuel d’entretien et de maintenance de cette citerne est de 60 € par an.

6)Le point 6 dit que le propriétaire de citerne doit obligatoirement signer un contrat exclusif de fourniture et d’entretien de la citerne. On notera là encore que le point 6 contredit partiellement le point 5 : dans le point 5 Picbleu affirme que le propriétaire de la citerne est livré à lui-même pour trouver un prestataire  pour signer un contrat d’entretien et de maintenance et dans le point 6 Picbleu affirme que le propriétaire  doit obligatoirement signer un contrat d’entretien avec son fournisseur attitré !  Une telle confusion d’esprit rappelle les explications vaseuses des commerciaux travaillant pour les propaniers. Ca sent l’enfumage à plein nez.

Sur le fond du point 6, les grands propaniers du CFBP peuvent en effet exiger du propriétaire de citerne qu’il signe un contrat d’exclusivité pour un an, voire deux ou trois ans, et peuvent lui proposer un contrat d’entretien (que le consommateur aura tout intérêt à signer- voir plus haut). Cependant tout contrat d’approvisionnement et d’entretien avec un propriétaire de citerne d’une durée supérieure à un an pourrait  être considéré comme abusif, comme la DGCCRF a déjà eu l’occasion de le rappeler aux députés de la précédente Législature (via les questions au Gouvernement) et au président de l’ADECOPRO.

Voilà donc pour les arguments avancés par Picbleu contre l’achat de citernes de gaz. Le  verdict est sévère : ce site raconte n’importe quoi et n’est pas capable d’articuler un seul argument valable CONTRE l’intérêt pour le consommateur d’acheter ou de racheter sa  citerne de gaz.

En ce qui concerne les nombreux avantages détenus par le seul propriétaire de citerne, on notera que Picbleu a oublié de mentionner que le propanier est dans l’impossibilité matérielle d’organiser l’embargo d’une citerne propriété-client. Le  propriétaire  peut en effet remplir sa citerne auprès de qui bon lui semble sans attendre la fin de son contrat : les propriétaires de citerne n’ayant pas de pénalités de résiliation anticipée à payer aux termes de leur contrat,  peuvent résilier ce dernier à tout moment passé la première année, et notamment dès que le propanier entend les priver d’une livraison pour une raison  ou pour une autre….

En effet  il est bon de savoir que les propaniers ne se privent pas de refuser de livrer les clients qu’ils considèrent, à TORT ou à raison, comme de mauvais payeurs. Lorsqu’on connait le nombre d’incidents de paiement avec les propaniers (voir sur ce sujet les nombreuses plaintes sur le forum du site  » 60 millions de consommateurs ») , on se dit qu’on a quelques raisons de vouloir devenir propriétaire de sa citerne, histoire de ne pas subir un refus de livraison en plein hiver  pour un bête changement de compte bancaire dont les services comptables du propanier n’auraient pas tenu compte.

 

 

Changement de fournisseur de gaz en citerne : l’ADECOPRO accuse les autorités françaises de laxisme et d’immobilisme

Laxisme ( du latin  laxus signifiant relâché, qui a donné aussi « laxatif »  ) : attitude de quelqu’un qui est excessivement indulgent et tolérant

Immobilisme (du latin immobilis) : disposition à se satisfaire de l’état des choses présent, à ne rien vouloir entreprendre pour changer les choses

La nouvelle directrice générale de la DGCCRF  a été nommée le 3 janvier dernier en Conseil des Ministres. Nathalie Homobono cède sa place à Virginie Beaumeunier.  Mme Beaumeunier était jusqu’ici cheffe du service Stratégie Pilotage Budget à la Direction Générale des Finances Publiques depuis moins d’un an. Précédemment, elle a occupé la fonction de Rapporteur de l’Autorité de la Concurrence depuis mars 2009.

De décembre 2004 à février 2008, elle était sous-directrice de la DGCCRF. Compte tenu de son parcours, la nouvelle directrice générale est une habituée des questions de consommation.  Virginie Beaumeunier est naturellement, comme il se doit à pareil niveau,  issue du sérail de la République : diplômée de Sciences Po Paris  et de l’ENA. Mme Beaumeunier connait donc parfaitement les deux  institutions dont l’ineffectivité et l’inaction sur le dossier PROPANE VRAC valent aux consommateurs de souffrir  de la férule des propaniers depuis des lustres.

J’ai donc  décidé de lui adresser une lettre de 3 pages tirée de notre épais cahier de doléances. Une lettre rédigée à partir d’un cas concret servant d’exemple particulièrement criant de l’absence de prise en compte des besoins des consommateurs : celui d’une famille qui, à la suite de l’achat en plein hiver d’une maison chauffée au gaz, se trouve confrontée à la dure réalité de devoir changer de fournisseur alors qu’il ne lui reste pas assez de gaz dans sa citerne pour attendre le temps interminable nécessaire au changement de citerne.

Situation classique contre laquelle ont dû se battre des milliers de consommateurs de gaz en citerne par le passé, et qui perdure encore  de nos jours puisque ni la loi Hamon ni le rapport de l’Autorité de la Concurrence n’y ont apporté la moindre réponse.   Pire  !  La loi Hamon a aggravé la probabilité de survenance (*) d’une telle situation en allongeant la durée de reprise du matériel de 2 à 3 mois. Un véritable scandale quand on sait les sommes exigées par les propaniers pour retirer leurs réservoirs.

Vous trouverez  ci -dessous la lettre envoyée  à la nouvelle directrice générale de la DGCCRF.  Les lecteurs du site ont le privilège d’en prendre connaissance avant sa destinatrice…..

Lettre DGCCRF délai citerne

Il serait temps que les autorités concernées commencent à inventorier les obstacles de toute nature qui empêchent les consommateurs de changer facilement de fournisseur, et prennent les décisions qui s’imposent pour fluidifier le marché.

PS : La lettre ne traite pas de la question  de la fixation unilatérale  du prix des livraisons de gaz « hors contrat » par le propanier. Le consommateur est tellement content d’obtenir du gaz hors contrat  que le prix payé lui importe moyennement. Le propanier en profite pour lui faire payer le prix fort. Voilà encore un autre sujet pour la DGCCRF…

 

Change propane tank

( *) On dit « survenance » ou « survenue » ? Pour le Littré, « survenance » désigne une arrivée imprévue. En outre, c’est un terme de jurisprudence, qui fait référence à l’arrivée inattendue d’un ayant droit (le Code civil parle de « survenance d’enfants »). Quant à « survenue », ce serait juste l’action de survenir, mais les exemples fournis par Littré ne vont pas au-delà du XVIe siècle, et l’on peut donc en déduire qu’il s’agit d’un  terme littéraire ou vieilli. Bref, on peut utiliser les deux …
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