Association Défense des Consommateurs de Propane

Accueil » Humour

Category Archives: Humour

Publicités

Le chimiste finit par découvrir l’origine de l’odeur de propane dans le village…

L’histoire est racontée ces jours-ci dans la presse locale américaine du comté  de Schoharie, près d’Albany, dans l’Etat de New York.

Devan Smida, lieutenant de pompier à la brigade du comté de Schoharie, raconte qu’il a reçu des dizaines d’appels au sujet d’une odeur de gaz persistante dans le village et ce  pendant un mois et demi. Les pompiers de la brigade ont passé le village au peigne fin avec des détecteurs de gaz pour essayer de trouver l’origine de la fuite de gaz.

La coordinatrice des urgences du Comté, Colleen Flynn, explique  que les pompiers ont bien trouvé une fuite de gaz à la résidence des bouleaux, un établissement pour personnes âgées de 72 places qui doit ouvrir prochainement ses portes. Le problème c’est quand ils ont réparé la fuite de gaz, l’odeur était toujours là……

 » A partir de ce moment là, la seule manière de résoudre le problème  était d’aller se promener dans tout le village avec des détecteurs de gaz, voir si on pouvait trouver quelque chose ». Mais les détecteurs restaient étrangement silencieux.

Conroy, un villageois qui avait étudié la chimie à l’Institut Polytechnique de Rensselaer et travaillé dans la R&D pour General Electric, décida d’étudier la question avec son voisin. Il avait remarqué l’odeur depuis début novembre, juste avant Thanksgiving, et cette odeur sentait le soufre. L’odeur semblait aller  et venir avec les hausses et les baisses de la température extérieure.

Les deux voisins sont allés discuter avec la secrétaire de mairie Leslie Price, de possibles changement de plantations dans les fermes des alentours.  Price téléphona alors aux différents fermiers,  et finit par en trouver un qui avait modifié ses pratiques culturales.

Brian Holloway avait planté des radis  sur un lopin de 13 acres le long d’une rue du village. Normalement cette parcelle est utilisée pour du soja, de l’avoine ou du maïs. Mais cette année il avait décidé de planter des radis fourragers comme plante de couverture. Une plante de couverture est une espèce végétale qui est plantée afin de contrôler l’érosion, la fertilité du sol,  les mauvaises herbes et/ou les pestes, et ce faisant réduire le recours aux herbicides et pesticides  et amender le sol.  Comme la moutarde, le radis fourrager est un crucifère nématicide. D’aspect il ressemble au radis blanc,  en forme de grosse carotte.

L’inconvénient d’utiliser du radis fourrager est que lorsque la plante meurt sur place et commence à se décomposer, elle relâche une odeur semblable au mercaptan, l’additif qui est ajouté au propane et au gaz naturel pour le rendre détectable. Holloway utilisait auparavant du seigle comme plante de couverture, mais il avait décidé de changer parce qu’il en attendait un meilleur résultat. Il ne savait pas que l’odeur serait aussi forte au moment où la plante se décompose.

radis-tillage

 

Source : Daily Gazette 24 Janvier 2018

 

Publicités

La  citerne de gaz du Château de Versailles vandalisée pour la seconde fois

Vagin-de-la-reine-2-630x0

La  citerne de gaz aérienne du château de Versailles  avait fait l’objet d’une commande spéciale auprès d’un ferrailleur indien nommé Anish Kapoor,  se prétendant artiste, et pratiquant  la vente  à la découpe  de vieux navires et  porte-conteneurs  rachetés  à des armateurs grecs (son  père était déjà dans la marine).    Kapoor avait  trouvé le bon filon en valorisant  des tonnes de ferraille  qui  lui coûtaient une misère,   sous forme d’œuvres d’art métalliques revendues à prix d’or à  de riches amateurs.  Agrémenter  les  greens  de golf  de  sculptures monumentales en acier rouillé : rien de tel pour transformer un homme d’affaires  inculte,  en mécène éclairé.

S’avisant  du fait que le fétichisme de la nouvelle aristocratie française pour l’art industriel seyait particulièrement à l’atmosphère du Château de Versailles, le Conservateur en chef  des lieux, en accord avec le ministère de la Cultuvitude, avait voulu surprendre  les très nombreux visiteurs du Château  en quête de photos originales à publier sur leur page Facebook. Commande avait donc été passée à Anish  Kapoor pour une  œuvre d’art à la mesure ou à la démesure de la demeure royale du Roi Soleil.

Aux yeux  des décideurs publics convertis aux bonnes pratiques du marketing culturel, il  importait avant tout  de capitaliser sur l’intérêt des visiteurs  pour le classicisme  versaillais,   afin de  les amener à jeter un regard neuf sur  les objets les plus insignifiants :  citernes de gaz, entrelacs de tuyaux de raffinerie, façades d’usines noircies par la saleté,  tous objets que le sens commun avait cantonné dans les zones  d’activité économiques et qu’il importait désormais de sortir des  ghettos de banlieue pour  POSITIVER  notre  perception du monde industriel.  En  choisissant d’implanter une gigantesque citerne de gaz  au milieu des jardins  du Château de Versailles, nos spécialistes de la culture  entendaient démontrer  que les  banlieues industrielles  ne sauraient conserver longtemps encore le monopole de l’obscénité paysagère. Celle-ci devait désormais  être  répartie sur l’ensemble du  territoire, à la manière dont on distribue  les centres commerciaux entre grandes agglomérations et villes moyennes.  Il  importait en outre  de ne pas oublier de parsemer de  disgrâce ces lieux  où l’on continuait encore de célébrer en grandes pompes l’architecture classique  inspirée par l’antique idée de  beauté.  La politique de la laideur, comme naguère celle de la Terreur,  devait  être volontariste : il ne saurait y avoir de véritable justice sociale sans un partage équitable des supplices visuels de la modernité.

On entrepris donc de réfléchir à améliorer l’esthétique des jardins et des perspectives versaillaises. La ligne  discrète et  épurée  des  petites   citernes de gaz  de couleur blanche qui  trônent dans   les cours et les  jardins de nos maisons de  campagne,  était trop banale, trop anonyme,  pour  égayer un lieu aussi prestigieux que les jardins de Versailles. La  citerne de gaz du Château de Louis XIV  se devait d’être gigantesque,  rouillée,  affaissée sur ses pieds, un nez enfoui dans la  terre,  afin de mieux  rappeler  l’impossible révolte devant un tel outrage.

La nouvelle oeuvre d’art  à peine  déposée sur  la pelouse des jardins  avait été dégradée  une première fois  par un tagueur inconnu. D’autres s’étaient chargés de la rebaptiser pour mieux en dénoncer l’aberration : un tintinophile avait proposé  « le cigare du fanfaron », tandis que « le pénis du roi » avait la préférence des plus virulents détracteurs. Les versaillais,  de concert avec l’ « Association des riverains des monuments historiques » interdits de velux par la corporation (d’ordinaire si tatillonne) des architectes des Bâtiments de France,  avaient décidé d’attaquer la décision du Conservateur devant le tribunal administratif, au motif de non-respect de  la réglementation SEVESO dans les jardins de Versailles.

Aux dernières nouvelles,  ce  mystérieux visiteur  est  revenu marquer un seconde fois son désaccord sur  l’immonde bonbonne métallique.  Cette fois-ci,  il a laissé un message  en anglais pour être compris de tous les amateurs de  jeux vidéos :   «Respect art as u trust god».  « Respecte l’art comme tu fais confiance en Dieu ».  Quelle ringardise  ! Croire que  l’art puisse revêtir  une dimension métaphysique ! Faut vraiment pas vivre avec son époque pour imaginer  une chose pareille.

arcelor mittal

Autre réalisation d’Anish Kapoor, cette fois ci pour les JO de Londres, cette tour orbitale a couté £16 millions à Arcelor Mittal (payée sur  les salaires des ouvriers français ?) et £3 millions aux contribuables anglais. On croyait les anglais moins portés sur l’esbroufe dès qu’il s’agit de payer….

« Propane », chanson parodique pour consommateurs qui en ont ras la citerne

La réputation des propaniers en tant qu’escrocs dans le monde entier n’est plus à faire.  Un duo de chanteurs-compositeurs  de country célèbre aux USA , Pinkard & Bowden,  qui pratiquent avec un certain bonheur l’art de la parodie, a  détourné  la célèbre chanson de J.J. Cale, plus connue dans sa reprise d’Eric Clapton (1977)   « Cocaïne » pour la rebaptiser   « Propane »,  chanson qui fustige le prix élevé du combustible et l’attente interminable des camions de livraison quand on s’y est pris un peu tard pour commander. Propane en anglais  s’écrit comme en français, mais  se  prononce   « prop[ain] », comme  « coc[aine] »

Voici les paroles de la chanson traduites en français  (les rimes anglaises sont perdues dans la traduction qui apparaît  plus fade…) :

Si tu veux te chauffer, quand t’es loin dans ta ferme,
Propane.
Si tu vis  dans ta brousse,   du pognon plein les fouilles,
Propane.
C’est si cher , c’est si cher, c’est si cher,
Propane.

Quand ta grand-mère vieillit, faudrait  pas qu’elle ait froid,
Propane.
Quand  ta  cousine est chaude, et qu’ tes doigts sont tout froids,
Propane.
C’est si cher, c’est si cher, c’est si cher,
Propane

Quand ta citerne est vide, et que tu te gèles  le cul,
Propane.
Quand tu crois qu’ t’es coincé, v’là  le vieux camion qui se pointe,
Propane
C’est  si cher, c’est si cher, c’est si cher,
Propane
C’est si cher, c’est si cher, c’est si cher,
Propane!

Voici la vidéo trouvée sur Youtube :

Et la version originale en anglais pour les amateurs de karaoké !

If you wanna get warm, when you’re down on the farm,
Propane.
If you live in the sticks, and your income is fixed,
Propane.
It’s so high, it’s so high, it’s so high,
Propane.

When your Grandma gets old, you can’t let her get cold,
Propane.
When your cousin, she’s hot, but your fingers are not,
Propane.
It’s so high, it’s so high, it’s so high,
Propane

When your tank’s out of gas, and you’re freezing your ass,
Propane.
When you think that you’re stuck, here comes that old big truck,
Propane
It’s so high, it’s so high, it’s so high,
Propane
It’s so high, it’s so high, it’s so high,
Propane!

BONNE ANNEE 2014 ……….

Quand les voleurs de gaz prennent la fuite, on parle de vol à la soutire….

Pour commencer, quelques définitions concernant le vol. 

On connait  le vol « à la tire » consistant à subtiliser un objet à l’insu de son propriétaire. Cette forme de vol est plus connue sous le terme anglais de  « pickpocket ». Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le vol à la « tire » n’a rien à voir avec le vol de voiture. Mais rien n’interdit par contre de se faire tirer sa tire.

Le vol à l’arrachée consiste à arracher un bien accroché au bras, à la main ou au doigt de son propriétaire.  Au Brésil, et jusque dans les rues des grandes villes,  si le propriétaire refuse de donner le bien convoité sous la menace d’une machette, il arrive que le voleur tranche le litige  à la machette et qu’il reparte avec  le doigt,  la main  ou le morceau de bras avec  la bague ou le bracelet. C’est une manière de faire un doigt ou un bras d’honneur.  Plutôt que de « vol à l’arrachée », il  serait plus correct  dans ce cas  de parler de  « vol à la découpe ».

Le vol à la roulotte, expression qui fleure bon le temps jadis,  consiste  à voler l’intérieur ou le contenu  d’une voiture ou d’une roulotte.   Un vol à la roulotte est généralement commis en l’absence du propriétaire du véhicule ou de la roulotte. Mais il peut être aussi  commis  en sa présence, notamment si  ce dernier est  en état d’ébriété.  Lorsque le chauffeur roule en marche avant en  état d’ébriété,  on parle d’ ébriété avancée. Mais si la voiture se met à  reculer  tandis que  le chauffeur ivre est  persuadé d’aller de l’avant,  on parle alors de sacré biture. 

Voir le voleur se tirer avec votre tire dont il vous aura préalablement extrait ou   tiré en dehors,  n’est bizarrement pas un « vol à la tire ». C’est un « vol à la portière »  ou « car-jacking » chez nos amis anglais. Drôle d’expression : il  est  rare de voir un voleur de voiture se contenter de voler une simple portière.  On lit ça et là dans la presse qu’il s’agirait d’une nouvelle technique de vol. C’est faux : j’ai déjà vu dans les westerns des indiens détourner  des diligences  en  sautant sur le banc à côté du cocher , avant de faire basculer le pauvre malheureux dans le vide. Ce qui tend à prouver  que le « coach jacking » a existé bien avant le « car jacking ».

Pour des raisons de rapidité d’exécution, le « voleur à la portière »  choisit généralement des véhicules avec  peu d’occupants à l’intérieur,   afin de ne pas perdre du  temps à  en extraire tous  les occupants  un à un. C’est pourquoi on n’a pas encore vu de vol d’autocar  « à la portière ». Sauf peut-être dans Matrix.  Il arrive toutefois qu’en croyant monter dans un véhicule vidé de tous ses occupants , le voleur  tombe nez à nez avec un doberman caché au pied des places  arrières.  La sagesse commande alors d’emmener le  doberman  avec la voiture volée, et non de tenter d’en extraire le doberman.

Le vol à la sauvette, quand à lui, désigne une technique mise au point lors des Jeux Olympiques d’Athènes (avant Jésus Christ),  consistant  à prendre la poudre d’escampette  aussitôt après avoir  commis un  vol  à la tire, ou bien  un  vol à la roulotte-chariot,   ou un vol à l’arrachée.  L’avantage du vol  à la portière sur tous les autres types de vol,   est que le voleur n’a pas besoin de savoir courir. Du train où vont les choses, il est même fort  possible qu’on assiste un jour à un vol à la portière commis par un voleur « à mobilité réduite ». Une fois le chauffeur extrait du véhicule,  il suffira au voleur de mettre les gaz, quitte à abandonner sur place son fauteuil roulant. La plupart du temps il y gagnera au change : peu de chance que son fauteuil roulant vaille plus qu’une voiture…sauf si le fauteuil a participé aux JO paralympiques. Si, en prenant la place du conducteur, le voleur handicapé  se retrouve nez à nez avec le doberman assis sur le siège passager, il   vaut mieux qu’il se rappelle l’art et la manière de  prendre ses jambes,  ou ses bras,  à son cou.   

« Mais je ne vois pas du tout le rapport avec le titre de l’article  ?  » me direz-vous. 

Il me faut maintenant vous expliquer ce qu’est  le vol à la soutire car je suis certain que vous n’avez jamais entendu parler de ce type de larcin. Et pourtant il existe vraiment.

Le vol à la soutire consiste à ouvrir une vanne de gazoduc ou à percer un trou dans un oléoduc, et à se raccorder dessus pour soutirer  le contenu du pipeline. La police ukrainienne fait parait-il la traque à ces tirages intempestifs sur les pipelines de GAZPROM qui traversent l’Ukraine de long en large. Mais les voleurs de pétrole arrivent toujours à trouver une section de pipeline qui est moins bien gardée. La technique est la suivante (je suis sûr qu’il existe une vidéo sur Youtube qui explique comment on fait, mais comme je ne parle pas ukrainien, vous allez devoir la chercher vous même) :   on perce un trou à la perceuse sur presque toute l’épaisseur, sans traverser, afin d’éviter que les vapeurs de pétrole  entrent en contact avec le moteur  électrique de la perceuse.  Puis on prend un maillet en caoutchouc pour finir le trou sans faire d’étincelle. On insert une valve dans le trou et on relie la valve  à un camion citerne par un tuyau. Le tout prend, parait-il,  20 minutes montre en main. 

Aux USA les voleurs de pipelines sont très rares car la plupart des équipements de ce type sont enterrés à deux mètres de profondeur. Les opérations de maintenance et d’inspection sont alors faits avec des robots qu’on appelle « pigs » qui se déplacent tous seuls dans les canalisations.  Dans les années 1980, une bande de voleurs dotés de moyens sophistiqués avait réussi à puiser dans un pipeline enterré en Californie. Ils louèrent des camions citernes et branchèrent  leurs propres équipements sur les canalisations existantes. En trois ans, ils réussirent à faire disparaître 10 millions de gallons de pétrole brut au nez et à la barbe de l’exploitant, jusqu’à ce que ce dernier finisse par  déceler des baisses de pression régulières et répétées dans les canalisations ( les capteurs de pipelines détectent mal les petites baisses ou les irrégularités dans le flux de pétrole).

En Chine, de  pauvres fermiers  volent du gaz naturel qu’ils soutirent directement  aux vannes des gazoducs à l’aide d’immenses baudruches en plastique.  Remplir une de ces baudruches  leur prend une heure et assure la quantité de gaz nécessaire  pour le chauffage et la cuisson de toute la famille pendant une semaine. Dès qu’un paysan  a terminé de remplir sa baudruche , un  autre  prend sa place sur la vanne du gazoduc. La deuxième photo  en bas de cette page a été publiée sur le site du  National Geographic avec la légende  suivants  : « S’échappant en vélo de la scène du crime,   un garçon chinois tracte un sac en plastique rempli de gaz naturel volé. Faisant fi de l’interdiction du gouvernement, les agriculteurs autour de la ville  chinoise de Pucheng chipent du gaz  du champ de pétrole local ».

Le comble pour un voleur de gaz  consiste bel et bien à prendre la « fuite »….

Vous pouvez voir d’autres photos de ces scènes totalement surréalistes  regroupées  par l’agence SINOPIX sur une page de leur site à cette adresse: http://sinopix.photoshelter.com/gallery/Energy-Theft-in-China/G0000UTfKl19aEIE/

vol de gaz 1

vol de gaz 4

JOYEUX NOEL A TOUS !

%d blogueurs aiment cette page :