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Frais de retrait de citernes : l’ADECOPRO dévoile le vrai coût pour les propaniers

Un adhérent de l’ADECOPRO client d’Antargaz,  nous a permis de mettre récemment  la main sur un  document  qui n’aurait jamais dû, en principe,  parvenir jusqu’à nous. Il s’agit  d’un devis  de transport et de mise en place adressé le 09/11/2017 par GLI Services ( logisticien en citernes de gaz) à Antargaz  pour une citerne appartenant au propanier.

Je précise de suite (pour éviter que les esprits ne s’échauffent inutilement), que ce document ne provient pas d’un vol,  et qu’il  n’a pas non plus été obtenu par la ruse ou la contrainte.  Il a tout simplement  été envoyé  par Antargaz, parmi d’autres documents,  à un client désireux de racheter sa citerne. La raison pour laquelle ce devis de transport de citerne,  qui ne le concernait nullement,  se trouvait à l’intérieur de son dossier  importe peu.  Si nous avons décidé de rendre public ce document, c’est que le montant des frais de transport demandé à Antargaz par son sous-traitant GLI  apparaît  crédible au regard des informations dont nous disposons par ailleurs.

Nous cherchions en effet depuis des années  un élément concret et tangible  pour estimer  les coûts de retrait des citernes pour les grands propaniers français. Ceci dans le but d’informer la DGCCRF,  l’Autorité de la Concurrence,  ainsi que les juges concernés, du montant inadmissible, au regard des coûts  encourus, des sommes demandées aux consommateurs pour le retrait des   citernes de gaz,  notamment en cas de changement de fournisseur.

Pour cela il nous fallait connaitre  le coût  de mise en place ou d’enlèvement et de  transport des citernes   facturé en France aux multinationales du GPL. On rappellera que les trois leaders  Butagaz , Primagaz et Antargaz-Finagaz  sont propriétaires d’un parc de citerne qui se chiffre en centaine de milliers, ce qui leur permet d’obtenir des tarifs de transport de citerne sans aucune comparaison avec ceux facturés par exemple, par les sous-traitants travaillant pour Gaz Liberté (  plus de 2 € le km …). Les grands propaniers ne possèdent en effet aucun camion leur permettant de déplacer leurs propres citernes…

A défaut d’information pertinente sur les coûts réels en France,  nous avions relevé sur les forums américains des frais de retrait de 80 USD à 150 USD par citerne. Des sommes qui font  néanmoins  bondir les consommateurs américains,  surpris de devoir payer le moindre cent pour se débarrasser d’un fournisseur indélicat et n’hésitant pas à négocier des rabais sur ces sommes. Sur le site de ce propanier régional dans le  Maine, la  « tank removal fee » est  de $104 / heure . Au Canada demander  206 Euros  pour enlever une citerne est considéré comme une arnaque comme nous le racontions ici dans un précédent article. Dans cet article publié récemment  un des majors américains réclame $90 pour enlever sa citerne à un client ayant décidé de lui fausser compagnie en urgence. En Grande Bretagne il était question de 160 £ pour un retrait de citerne enterrée,  une somme que la « Fair Trade Commission »  trouvait à l’époque fort dispensable.  Notez bien qu’il s’agit là de montants demandés aux consommateurs anglo-saxons par les propaniers, et non des coûts logistiques encourus par les mêmes propaniers.

En France la DGCCRF ne trouve rien à redire lorsque  Butagaz demande pour la même opération  750  € à ses clients,  et  Vitogaz  plus de 1100 €.  La DGCCRF a l’indignation bien sélective. Ces prix sont d’autant plus délirants que les propaniers se donnent trois mois pour dégager  leur citerne de votre jardin. Pas vraiment le genre de service qu’on peut qualifier de « rapide et efficace ». Des prix nettement moins élevés pourraient à la rigueur se justifier par un délai d’enlèvement de 10 jours, qui est la norme aux USA ou en Allemagne. Quand on pense que ce délai, porté de deux  à trois mois par la loi Hamon, n’a été rallongé que dans le seul but de satisfaire le souci des propaniers et des logisticiens de lisser les mouvements de citerne dans le temps et donc de baisser les coûts,  on arrive à la conclusion que dans cette affaire d’installation et de retrait de citerne, les intérêts des consommateurs n’ont jamais  été pris en compte.

Que dit donc le devis de GLI Services ?  La citerne (aérienne) a voyagé entre les locaux de GLI Services à Toulenne près de Bordeaux, et la commune de Mauzac en Haute Garonne.  Vérification faite, la distance entre ces deux villes s’établit à 230 km.

Le devis de GLI Services à Antargaz :

CCF25012018

Pour cet aller simple, le prix demandé à Antargaz s’établit à 178 € HT soit 0,77 €/ km (*)

Soit  un tiers de ce qui est demandé à Gaz Liberté  en Ile de France pour une installation de citerne ! On voit là à quel point l’effet d’économie d’échelle joue en défaveur des petites entreprises qui essaient de développer leur affaire dans l’ombre des géants.  

Etant donné la distance parcourue,  le type de matériel roulant  et de  personnel spécialisé  affecté à l’opération,  ce prix parait néanmoins très bas si la citerne avait voyagé seule sur le camion plateau.  Il est donc logique de supposer  qu’au cours de cette même tournée, GLI Services avait prévu de ramener  d’autres réservoirs à Bordeaux et/ou d’expédier d’autres réservoirs dans la région,  réduisant d’autant  le coût unitaire de transport de chaque citerne.

Ceci n’invalide nullement notre raisonnement. En effet les citernes se déplaçant TOUJOURS  en quantité sur les camions-plateau des logisticiens spécialisés, peu importe  les circonstances ayant présidé à l’établissement dudit devis.  La conclusion de notre enquête reste la même  : le coût d’installation et de retrait d’ UNE citerne est  tellement faible,   comparé aux sommes demandées aux  consommateurs français pour ces mêmes opérations,  qu’il ne fait aucun doute que les propaniers  se dédommagent à travers les fameux « frais de retrait »  des frais encourus  en début comme en fin de contrat . En effet aucun  frais d’installation de la citerne n’est jamais facturé au consommateur au démarrage du contrat (initial ) comme le savent les consommateurs,  et comme la DGCCRF devrait le savoir si elle prenait la peine de le vérifier. Non content de répercuter l’ensemble de ses coûts en fin de contrat, certains propaniers prennent une marge non négligeable sur l’ ensemble de l’opération « installation + retrait »  réalisée par le sous-traitant.

Une telle pratique  consistant à reporter in fine les sommes dues par le consommateur est interdite par la loi car, en augmentant artificiellement les « frais de sortie » de contrat (« exit costs »),  elle dissuade  le consommateur de changer de fournisseur.

Cette petite enquête,  la DGCCRF aurait dû la mener depuis très longtemps,  pour arriver à la même conclusion que nous. Elle en a les  moyens de « police ». Pourquoi ne l’a t’elle pas fait ? Pourquoi n’interdit-elle pas aux propaniers de facturer des frais de retrait aussi invraisemblables,  puisque son boulot est de s’assurer que les intérêts des consommateurs français ne sont pas foulés aux pieds par les multinationales ? Face à face, les représentants de la DGCCRF nous répondent que cette histoire concerne l’Autorité de la Concurrence et non la DGCCRF… Un peu facile comme réponse.

Quoiqu’il en soit, nous avons jugé cette information trop importante pour n’en faire bénéficier que les  seuls adhérents de l’Association. Un scan du devis de GLI Services  est donc mis en ligne afin  que chacun  puisse  s’en inspirer pour exiger une ristourne sur ses propres  frais de retrait de citerne. Voire pour intenter une action en justice afin d’obtenir de ne pas payer « in fine » que les seuls frais de transport encourus par le propanier pour le trajet  retour de la citerne.

Ce qui ne serait que justice.

(*) Il s’agit d’une citerne aérienne.  Pour une citerne enterrée, les moyens mis en oeuvre sont exactement les mêmes sauf que l’opération de déterrement nécessite 10 minutes de plus pour le chauffeur grutier.

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Avis sur Antargaz, Butagaz, Primagaz, Finagaz et Vitogaz. Tableau comparatif pour bien choisir son propanier.

Ne pas se tromper au moment de choisir  son propanier est crucial pour le repos de l’esprit et la paix des familles. A fortiori si vous souhaitez une citerne enterrée.

Etre hors d’atteinte des (rares) propaniers indépendants ne rend pas ce choix facile pour celui qui aborde le sujet d’un oeil neuf. Cet article vous donne donc quelques éléments pour  ne pas vous tromper. Il  dresse un  tableau comparatif des quelques  critères qui me paraissent le plus essentiel pour faire un choix éclairé : prix du gaz, qualité du service, et ouverture à la concurrence.

Il s’agit d’une synthèse « personnelle » :  l’association n’a pas procédé à un sondage auprès d’un échantillon de clients des propaniers du CFBP pour remplir ce tableau. D’autre part je n’ai considéré  que la formule « consignation  » de la citerne par le propanier : je n’ai donc pas comparé les différentes  formules de  « location de  citerne », toutes  désavantageuses pour le consommateur.

Voici la liste des critères qui m’ont permis d’établir un classement, avec quelques explications :

  • le prix instantané : on pourrait  comparer séparément les tarifs « nouveaux clients »  et « anciens clients ». Il m’ a paru plus parlant de baser la  comparaison sur le prix en « régime de croisière », c’est à dire pour les anciens clients. Les grilles tarifaires peuvent être très compliquées chez certains propaniers. Aussi notre comparaison ne reflète que des prix moyens constatés auprès des personnes qui  contactent l’Association.
  • l’évolution des prix dans le temps : pour bien comprendre mes commentaires dans le tableau, il faut avoir en tête que le calcul du prix payé par le consommateur dépend d’une part de son barème de référence (lequel évolue selon sa propre « dynamique ») et d’autre part de la remise qui lui a été personnellement consentie , laquelle se réduit automatiquement  à mesure que l’échéance du renouvellement du contrat se rapproche ( sauf dans les rares cas où le prix du gaz est fixe pendant toute la durée  du contrat). Les deux effets peuvent s’additionner ou se soustraire : lorsque le cours du propane augmente, le barème de référence augmente et  les deux effets se cumulent.  Lorsque le cours baisse, il arrive que le barème baisse et  les deux effets,  de sens opposé, peuvent  se soustraire.
  • Courtoisie du service client : c’est le critère le plus subjectif. J’ai compilé  vos récriminations dans ma mémoire ….
  • Frais d’entretien des réservoirs : ils sont encore trop souvent à la tête du client
  • Ponctualité des livraisons
  • Possibilité d’achat  de citernes neuves
  • Possibilité de rachat de la  citerne,  une fois installée chez vous
  • Frais de retrait de la citerne et, le cas échéant du compteur, en fin de contrat

Voici le résultat sous forme de tableur Google Sheet :

 

Les notes figurant  dans chaque colonne doivent être entendues  relativement  aux autres propaniers. Ainsi en donnant  4 étoiles au tarif du gaz de Butagaz, nous ne voulons pas signifier que nous sommes satisfaits de leurs tarifs.  Nous faisons le constat que sur la durée, et compte NON tenu des offres promotionnelles,  les tarifs Butagaz sont les meilleurs que l’on puisse obtenir auprès des grands propaniers sans aucune négociation.

Pour visualiser le même tableau sur une  pleine page d’écran, cliquez sur le lien ci-dessous  ( impression du tableau possible sur une page au format Paysage) :

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1NXpccnsHbKicIL9Hs6S7drqmBpGv4hVnP5sMZaV5ITw/pubhtml

Vos commentaires et réactions à ce tableau comparatif sont les bienvenus, que vous soyez content ou mécontent du traitement réservé à votre propanier. Dans le cas où votre avis divergerait trop nettement du mien, je vérifierai, avant de mettre votre commentaire en ligne, que vous n’êtes ni un alien ni une de leurs créatures…

Ces évaluations n’ont évidement  rien de définitif. Force est de constater cependant que mes notes globales, et le classement qui en résulte,  n’ont  pas changé depuis la création de l’Association en 2012.

Multinationales

Jeux de maux : le monde tel qu’il va mal

 

Les gros mensonges d’Antargaz pour dissuader de racheter les citernes en place

Si l’on en croit la presse anglo-saxonne,  de la Nouvelle Zélande aux  territoires inuits  du Canada,   les bouteilles  de propane et autres recharges de gaz  en vente libre sont  les  nouveaux  inhalants à la mode chez les ados desoeuvrés à la recherche de drogues bon marché et  en vente libre.  Danger d’intoxication mortel : chaque jour des enfants meurent d’ignorer le danger en  jouant à se faire peur. Dans plusieurs pays anglo-saxons, les autorités sanitaires prennent désormais le problème très au sérieux. Pas de risque que cela nous arrive en France : au prix de la recharge de gaz,    nos enfants resteront épargnés encore quelques années ! Payer le butane et le propane à prix d’or peut avoir quelques (très) bons cotés.

Cependant,  la pratique consistant à sniffer du gaz intoxiquant sur le lieu de travail  semble actuellement très en vogue chez  les cadres d’Antargaz,   sans que l’on sache si cela résulte du désœuvrement habituel chez les propaniers en période estivale,  ou s’il s’agit, de la part des personnels concernés, d’une recherche inconsciente de nouvelles sensations dans un univers professionnel réputé pour son immobilisme austère.

En atteste la lettre extravagante  reçue en juin dernier par un client Antargaz en réponse à sa demande de rachat de citerne. La lettre est signée  du responsable local  du Service Clients à Marignane.  Le responsable en question avait  t’il dépassé la dose de propane autorisée ? Avait-il abusé du pastis ? Ou bien a t’il juste cherché à inventer une nouvelle galéjade ? Les propaniers français n’ont certes jamais manqué d’imagination, et même d’audace,  pour dissuader oralement les consommateurs de devenir propriétaire de leur citerne. Mais  il est quand même assez rare de les surprendre en train d’écrire n’importe quoi sur un sujet qu’ils sont censés connaitre sur le bout des doigts. On commencera par prendre connaissance de la lettre  reçue par ce consommateur en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://adecopro.files.wordpress.com/2015/07/scan-lettre-antargaz.pdf

Je profite de l’occasion  pour rappeler à nos fidèles lecteurs,  clients Antargaz  souhaitant devenir propriétaire de leur citerne, de se dépêcher de se manifester auprès de leur fournisseur habituel.  Il est plus que  probable qu’Antargaz ne proposera pas indéfiniment à ses clients la possibilité de racheter les citernes. La concurrence n’a jamais fait partie de l’ADN de cette société.

Voici donc mes remarques et commentaires au sujet des mensonges contenus dans la lettre Antargaz (les paragraphes sont numérotés comme sur la lettre) :

Paragraphe 3 : depuis qu’Antargaz autorise régulièrement ses clients à racheter  ses citernes ( fin  2014),   le propanier en a profité pour augmenter  de 50 % le prix de vente de ses citernes d’occasion !  A supposer qu’Antargaz se soit fait tordre le bras par l’Autorité de la Concurrence  pour proposer la vente de ses citernes d’occasion  en contrepartie du rachat de Totalgaz, on peut penser que cette augmentation récente du prix des réservoirs d’occasion fait partie de l’arsenal de mesures prises par les  dirigeants d’Antargaz pour limiter l’effet d’aubaine pour les consommateurs intéressés par le rachat de leur citerne. La lettre que nous allons décortiquer à la suite  fait bien évidement partie  de la même tactique dissuasive.

Paragraphe 6 :  une phrase de  ce paragraphe mérite de figurer dans les annales du GPL français «  En tant que propriétaire du réservoir, vos différentes obligations en tant qu’exploitant d’appareil à pression ….. ».  Laissons de côté la maladresse de l’expression écrite qui vise à cacher le loup.  Quel rapport y a-t-il entre un « propriétaire de réservoir » et un « exploitant d’appareil à pression » ? D’un point de vue réglementaire, cela n’a strictement rien à voir.  Telle que formulée ici, la phrase n’a donc strictement aucun sens.  En entremêlant ces deux notions clés de la réglementation des réservoirs sous pression dans une même phrase,  Antargaz sous-entend  que le consommateur qui rachète sa citerne en devient « de facto »  l’exploitant, et qu’il y aurait une espèce d’équivalence entre le statut de propriétaire et celui d’exploitant. C’est évidement  totalement faux. Mais  peu importe la vérité aux yeux d’Antargaz,  puisque  le seul but est de faire peur  au consommateur et le dissuader de racheter sa citerne.  Propriétaire d’une citerne, chacun sait ce que cela  signifie (à défaut de savoir ce que cela implique concrètement)……. mais « exploitant de citerne » ?

En vérité, parmi la centaine de particuliers propriétaires de citerne au sein du Groupement Propane Libre, seuls un ou deux ont fait le choix  plus ou moins assumé, d’exploiter eux-mêmes leur citerne.  Dans les conditions de fonctionnement du marché actuel du propane vrac, et étant donné l’absence d’appui des pouvoirs publics en faveur d’une vraie libéralisation du marché, les consommateurs  n’ont pas grand intérêt à devenir exploitant de  leur citerne  ( c’est à dire  à  assumer la responsabilité du  maintien en condition opérationnelle du réservoir)  à partir du moment où ils peuvent compter sur un propanier capable de les décharger de cette responsabilité  à des conditions économiques décentes. A l’inverse ils ont tout intérêt à devenir propriétaire de leur citerne ce qui leur permet de  changer de fournisseur  tous les ans…

Voilà ce qui a pu se passer dans la tête du rédacteur  au moment d’écrire cette phrase qui n’a aucun sens : on rappellera  que  pendant des décennies les propaniers ont menti de manière éhontée aux consommateurs (et ils  continuent bien entendu de le faire)  sur l’air de « Ne cherchez pas à acheter une citerne de gaz car lorsque vous en serez propriétaire,   vous aurez des tas d’obligations à respecter et  les soucis de sécurité seront pour votre pomme». Ce discours  mensonger a été propagé en France depuis toujours par les propaniers.  Ce mensonge consiste  à cacher la différence au plan réglementaire entre le statut de « propriétaire de citerne de gaz  » et le statut d' »exploitant de citerne de gaz »  : le propriétaire de citerne n’a aucun tracas réglementaire.   Les ennuis éventuels, s’il doit y en avoir  (réparation de clapet… etc)  ne seront jamais à gérer par le propriétaire,  mais bien par l’exploitant de la citerne. C’est là  la principale raison d’être du statut d’exploitant dans la réglementation des « réservoirs sous pression ».

Celui qui a rédigé ce courrier a donc  commencé par déballer le mensonge habituel des propaniers « En tant que propriétaire du réservoir, vos différentes obligations …. » Puis,  à cet instant précis, un sursaut d’honnêteté l’a obligé à corriger ce qu’il venait d’écrire et à  préciser  que les « différentes obligations » en question ne résultent pas de  sa qualité  de « propriétaire », mais uniquement de son choix de devenir en sus « exploitant » de sa propre citerne. Un choix dont le rédacteur se garde bien de préciser qu’il n’intéresse aucun consommateur.  Ce dernier, s’il  s’en tient strictement au statut de propriétaire,  n’aura donc  aucune obligation  réglementaire…. sinon celle de désigner librement le futur exploitant de sa propre citerne !

Ce lapsus révèle en réalité au grand jour le stratagème utilisé depuis des décennies par les propaniers du cartel  du gaz en citerne pour dissuader  les consommateurs d’acheter les citernes : en introduisant  la confusion entre les  obligations du propriétaire et celles  de l’exploitant, ces menteurs patentés inventent de toutes pièces des obligations et des responsabilités  pour les  propriétaires de citernes de gaz.  Ils parviennent ainsi sans effort à dissuader les consommateurs de devenir propriétaire de leur citerne. En se réservant la propriété des réservoirs, ils rendent très difficile l’irruption de concurrents indésirables sur ce marché.

Paragraphe 7 :   s’agissant du cas peu courant  du propriétaire exploitant  lui-même sa citerne, mis en avant par Antargaz au paragraphe précédent,  il n’y a, à mon sens,  aucune obligation de « choisir un prestataire » extérieur pour les inspections périodiques triennales. Il n’y a par ailleurs  aucune formation  professionnelle  officielle pour acquérir les compétences de  vérificateur de citernes de gaz  (hormis en interne chez les propaniers). Sauf erreur de ma part, tout propriétaire exploitant de  citerne de gaz  peut,  s’il s’estime qualifié pour le faire,  réaliser lui-même  les 2 inspections périodiques triennales intercalées entre chaque révision décennale. En effet ces inspections périodiques consistent en de simples  « examens visuels approfondis »,  la seule chose requise du vérificateur est d’avoir  une bonne vue, un peu de bon sens et quelques souvenirs des cours de chimie au  lycée sur  l’oxydation des métaux,  pour être en mesure d’évaluer l’état de la citerne et de ses accessoires !  L’obligation de choisir un prestataire extérieur ne s’imposerait donc au propriétaire exploitant que pour la requalification décennale .

Paragraphe 9 : L’inspection d’un réservoir enterré nécessiterait  de le  déterrer tous les 40 mois ! On nage  ici en plein délire, ou (plus grave) dans la désinformation outrancière. Dans  toute l’histoire des citernes de gaz, jamais une seule citerne n’a été déterrée dans le but de pour pouvoir procéder à une inspection périodique.

Paragraphe 14 :  La requalification du réservoir enterré nécessiterait de déterrer le réservoir ! Toujours la même  désinformation. Disons le tout net : il n’y a aucune obligation réglementaire de procéder au déterrement du réservoir pour sa  requalification. En Allemagne aucun réservoir n’est  déterré en vue de sa  requalification. En  France, il est vrai que le faible nombre de réservoirs réellement requalifiés  (du fait de la procédure de sélection  par échantillonnage),  permet aux propaniers de s’offrir le luxe de déterrer tous les  réservoirs désignés par le sort,  pour les emmener en usine aux fins de requalification.   Mais en ce qui concerne  le particulier ou l’industriel propriétaire d’un ou de plusieurs réservoirs enterrés, la requalification du réservoir  se fait quasiment toujours « in situ »,  sans déterrer le réservoir,  grâce à un procédé  d’« émission acoustique » capable de détecter les anomalies d’épaisseur dans l’acier de la citerne. Nul besoin de déterrer les  réservoirs enterrés pour les requalifier ! Encore un gros mensonge.

Conclusion :  voilà une lettre qui dénonce involontairement les  mensonges habituels dont sont abreuvés les consommateurs et  les entrepreneurs  français pour les dissuader d’acheter les citernes.  Ce florilège d’âneries et  de  mauvaise foi  nous  permet de comprendre  pourquoi  les propriétaires de citernes ne représentent  en France que 3 % du parc installé.  Une situation qui, à n’en pas douter,  convient parfaitement aux professionnels du gaz propane.

Finagaz enterre Totalgaz

AVIS : VOUS ETES PROPRIETAIRE D’UNE CITERNE DE GAZ  QUELQUE PART EN FRANCE  ?  FAITES VOUS CONNAITRE AUPRES DE NOTRE ASSOCIATION OU DE NOTRE GROUPEMENT D’ACHAT :  NOUS LANÇONS  UNE INITIATIVE POUR REGROUPER  LES 19000 PROPRIETAIRES  DE CITERNE DE GAZ EN FRANCE AFIN DE FAIRE PRESSION SUR LES PROPANIERS POUR OBTENIR DE MEILLEURS CONDITIONS CONTRACTUELLES ET DE  MEILLEURS TARIFS 

Il y a toujours 5 marques. Mais elles ne sont plus que 4 entreprises à imposer leur diktat sur le marché du propane vrac en France. L’ancien quinquévirat du GPL français composé de Butagaz , Primagaz , Antargaz , Totalgaz et Vitogaz est devenu un quatuorvirat suite au rachat de Totalgaz par UGI et UGI France, la maison mère d’Antargaz. Faute d’avoir pu racheter  la marque « Totalgaz » , UGI était obligé de rebaptiser sa nouvelle filiale en attendant le jour où les activités GPL de cette nouvelle filiale pourront être fusionnées avec celles d’Antargaz. Les dirigeants d’UGI  ont finalement  opté pour  remettre au goût du jour l’ancienne marque FINAGAZ.

Eric NADDEO, Directeur Général d’UGI France prend donc la présidence de FINAGAZ S.A.S.

FINAGAZ-Totalgaz  occupe de fortes positions en France sur la distribution de gaz propane et butane en bouteilles, citernes et réseaux auprès des particuliers, des professionnels et des collectivités. La société distribue 500 000 tonnes de gaz butane et propane, a réalisé un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros en 2014 et emploie 770 personnes.

FINAGAZ bénéficie de points d’importation de gaz au Havre, Donges (Nantes) et Ambès (estuaire de la Gironde) et s’appuie sur un maillage commercial, industriel et logistique réparti sur tout le territoire français avec notamment 4 centres emplisseurs, 20 dépôts vrac et 14 000 points de vente bouteilles.

Fina

FINAGAZ distribue du gaz en citerne à près de 200 000 clients particuliers et professionnels, du GPL Carburant dans 550 stations-service et se développe sur le créneau des réseaux en délégation de service public avec 86 concessions signées à ce jour.

Grâce à ce rachat, UGI  déjà présent en France (pour le plus grand malheur des consommateurs)  avec ANTARGAZ, renforce sa position sur ce marché qui est le 3ème en Europe. Le groupe entend  développer sa position sur les créneaux industriels et professionnels, élargir son réseau de distribution avec l’accès au premier réseau de stations-service et s’appuyer sur des ressources humaines « élargies » pour accélérer son développement sur le marché de la fourniture de gaz naturel.

A compter d’aujourd’hui les commandes Totalgaz peuvent être passées par le nouveau site http://www.finagaz.fr en utilisant les même références clients. Les contrats Totalgaz restent en vigueur, avec toutes les clauses abusives qu’ils contiennent. Les engagements de Totalgaz sont intégralement repris par la société  Finagaz.

En ce qui concerne l’ADECOPRO, notre recommandation  est restée la même depuis la création de ce  site Internet ( voir onglet FAQ du menu  » Comment choisir un propanier » ) : que ce soit  Antargaz,  Vitogaz, et maintenant Finagaz, les consommateurs ont intérêt  à quitter ces 3 propaniers au plus vite pour passer à la concurrence.

C’est pourquoi, nous en excusant par avance auprès des descendants du poète révolutionnaire (français)  injustement méconnu Eugène Pottier (1816-1887), auteur des paroles de « l’Internationale », qui devint célèbre …… un an après sa mort,    les adhérents du GROUPEMENT  Propane Libre  remplissant leur citerne comme bon leur semble  sans considération pour le contrat  abusif qu’ils ont été  obligés de signer,  n’hésiteront  pas à entonner avec les autres  dindons de la farce (française)  Total-Fina-Elf-Antar-Vito-gaz   :

« C’EST LA LUTTE FINA–gaz, GROUPONS  nous  et demain…….. »

AVIS : VOUS ETES PROPRIETAIRE D’UNE CITERNE DE GAZ  QUELQUE PART EN FRANCE  ?  FAITES VOUS CONNAITRE AUPRES DE NOTRE ASSOCIATION OU DE NOTRE GROUPEMENT D’ACHAT :  NOUS LANÇONS  UNE INITIATIVE POUR REGROUPER  LES 19000 PROPRIETAIRES  DE CITERNE DE GAZ EN FRANCE AFIN DE FAIRE PRESSION SUR LES PROPANIERS POUR OBTENIR DE MEILLEURES CONDITIONS CONTRACTUELLES ET DE  MEILLEURS TARIFS 

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