Association Défense des Consommateurs de Propane

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Category Archives: Accident domestique

Odeur de gaz ? Oubliez le propanier, appelez les pompiers ! La maison explose juste après l’intervention du propanier…

 

Il va bien falloir  qu’un américain  se décide prochainement à faire un site dédié aux accidents liés au propane domestique dans son propre pays. Car la fréquence  des accidents domestiques imputables au propane en Amérique du Nord, comparé à l’Europe,  et les circonstances  proprement  incroyables de certains de ces accidents,  méritent d’être répertoriés afin que chacun puisse s’informer sur ce qu’il convient de faire ou de ne pas faire  en cas de problème.  En l’occurrence, et sans préjuger des suites juridiques de l’affaire en question,  cette famille américaine a commis l’erreur de croire qu’une fuite sur une simple bouteille de gaz n’était qu’un problème mineur. Cette erreur de jugement a induit une  perception erronée  de la gravité de la situation  : cette famille  a cru le problème réglé après l’enlèvement de la bouteille de gaz défectueuse par   le propanier. Et elle a  jugé inutile de prévenir les pompiers. Mal lui en a pris.

Leur  grande  maison en bois du quartier historique de Danville ,dans le New Hampshire,  datant de 1727,  avait pourtant  résisté à l’outrage des siècles et  le couple  venait juste  d’en  terminer la restauration commencée 33 ans plus tôt !  Elle a bel et bien explosé une heure après que le propanier  AmeriGas  (société sœur d’Antargaz) soit venu sur place retirer une bouteille de gaz de 45 kg  (100 livres)  qui avait un problème d’étanchéïté.   La responsabilité du propanier qui n’a pas su empêcher un tel désastre sera engagée à plusieurs titres  dans une histoire qui , par chance, n’a fait  ni morts ni blessés.

Les Fosters, propriétaires de la maison,  ont eu de la chance de ne pas être dans la maison au moment fatidique : celle–ci a littéralement sauté à l’heure du dîner pendant qu’ils étaient sortis dans une pizzeria. Des centaines d’antiquités accumulés pendant toute une vie ont été détruits, dont du mobilier ancien et une importante collection de vieilles  lampe à huile. L’explosion a été provoquée par une nappe de propane accumulée dans le sous-sol où fonctionnaient des équipements ménagers.

10 minutes après être partis au restaurant, l’explosion a arraché  la maison de ses fondations et fait tomber le mur extérieur d’une chambre, en causant des dommages majeurs  à la structure. C’est un  voisin qui a prévenu les pompiers. La maison n’était pas en feu mais quoique toujours debout, elle menaçait de s’écrouler. Quand les pompiers sont arrivés, une lumière était allumée à l’étage de la maison qui en compte 2 et demi. «  Nous avions peur qu’il y ait quelqu’un à l’intérieur » a déclaré le chef des pompiers. « Quand nous nous sommes rendus compte que la maison était vide, nous avons ordonné son évacuation , c’était trop instable »

Les propriétaires, un couple d’une soixantaine d’années, étaient encore sous le choc en examinant les débris et les affaires personnelles éparpillés sur la pelouse, comme une très ancienne photo du photographe américain William Nutting. Les fenêtres de la maison ont été soufflées,  les vitres toujours intactes.

Mme Foster serre  un chandelier en verre qu’elle a trouvé dans le gazon. «  Quand vous voyez cela dans les journaux, c’est toujours pour les autres. Cette fois-ci, c’est moi ». Elle raconte comment ils ont rénové la maison pendant des décennies et comment ils profitaient désormais de leur retraite. Son mari avait fini de repeindre l’extérieur de l’immense  maison en bois  le lundi d’avant.

40 kilos de gaz ont suffi pour ruiner cette maison

Moins de 40 kilos de gaz ont suffi pour transformer cette maison en ruine inhabitable

Ce matin du 23 Septembre 2014,  le couple a senti  une forte odeur de propane   dans la maison et a remarqué immédiatement que la grande bouteille de propane posée debout sur la terrasse  était vide. Ils n’ont  pas de citerne de gaz car ils utilisent le propane uniquement pour la cuisinière, le lave-linge et le sèche-linge ( ndlr : ces appareils domestiques fonctionnant au propane  n’existent pas en France mais ils sont courants en Amérique du Nord).

Susan Foster a appelé immédiatement AmeriGas et le couple est prudemment sorti de la maison. Commença alors une longue attente de plusieurs heures sur l’allée du garage ……Le type d’AmeriGas se pointa finalement à 6 heures du soir.

« Je lui ai demandé de vérifier la bouteille car elle s’était vidée en deux mois de moins que d’habitude »

Le chauffeur a emmené la bouteille de gaz qui fuyait sans rien vérifier sur place, et promis de revenir le lendemain avec une nouvelle bouteille. Soulagé,  le couple est alors parti dîner dans la ville voisine. Une fois dans le restaurant, Susan Foster a reçu un appel d’une amie lui disant qu’  elle était «  désolée pour l’explosion dans  sa maison » .

Elle répondit stupéfaite «  Ca va pas ! T’es folle ! Tout va bien ! Je sors de la maison »

Puis elle reçu un second appel, cette fois-ci, des pompiers qui venaient de ramasser le téléphone portable de son mari au deuxième étage de la maison.

Le couple est alors rentré dare-dare et a trouvé les pompiers en train de fouiller la maison et de procéder à une première mise en sécurité. Les propriétaires ont dû trouver à se reloger ailleurs. Mme Foster a dit qu’elle avait des  doutes sur le fait que l’assurance couvre la totalité du mobilier : la plupart des antiquités sont irremplaçables.

Quant au sort de la maison historique qui servait de magasin général  à l’époque des premiers colons anglais, le pronostic du chef des pompiers sur une éventuelle réhabilitation, est plus que réservé.

En cas d’odeur suspecte,   le bureau du Fire Marshall du New Hampshire a déclaré qu’il fallait « avant toute chose prévenir les services de secours ». Autant dire clairement que prévenir le propanier ne sert  pas à grand-chose…. On en a malheureusement un bon exemple ici.

Un propanier américain détruit les maisons de ses voisins en remplissant sa propre citerne

Oui je sais : le titre de cet article  ressemble à un gag à la Laurel et Hardy, ou à une séquence de film  des frères Coen, peuplé  d’américains mus par une volonté aveugle, pataugeant entre ressentiment et affirmation de soi, dont l’étroitesse de vue finit  par provoquer  des catastrophes. Et pourtant c’est une histoire  vraie  racontée par les télévisions et les journaux de Santa Cruz , au sud de la péninsule de San Francisco, et relayée par Internet le 19 février 2014.

Disons de suite que les accidents survenant au domicile d’un particulier PENDANT  une livraison de propane  sont extrèmement rares et statistiquement  insignifiants,  rapportés  au  nombre de citernes et  de livraisons quotidiennes de  propane dans le monde. Lorsque ce meme accident survient au domicile d’un propanier, on peut  carrément parler d’une faute de mauvais gout. Surtout si c’est la  maison du voisin qui explose par la faute du propanier   !

L’histoire est arrivée à Boulder Creek une ville du Comté de Santa Cruz, perchée dans les collines boisées qui dominent la baie de Monterey. A l’écart de la ville, une route qui serpente dans la foret , bordée de maisons et de résidences. Un endroit idéal pour vivre à l’écart de la foule.  Toutes les maisons  ici sont chauffées au propane.  Le propriétaire  de la société  Moutain Propane  (basée  à Fulton) y a élu domicile et a trouvé judicieux, en pleine zone résidentielle, d’installer un  réservoir aérien de propane de 8 tonnes -probablement récupéré chez un industriel-   pour un usage uniquement domestique. La citerne lui sert visiblement de stockage tampon. Pour remplir sa citerne, il demande  au chauffeur de sa société de transvaser les fonds de citernes  récupérés auprès des clients de Mountain Propane lors des opérations de changements de citerne.   

La suite de l’histoire est racontée par le journal Santa Cruz Sentinel.  La dynamique des évènements est  intéressante à noter du point de vue de l’organisation des services de secours . 

« Le livreur de Moutain Propane était en train de transférer le combustible depuis une citerne de 1 tonne posée sur un camion plateau, dans une citerne de propane de  8 tonnes en contrebas près de Rincon Way, lorsque la valve de la petite  citerne a cassé. Le propane en phase gazeuse s’est alors échappé dans l’atmosphère à toute vitesse, en formant un nuage de gaz de plus en plus dense. Le nuage de gaz a suivi la pente descendante jusqu’à la maison voisine, où il a pénétré dans la maison et a explosé au contact de la veilleuse de la chaudière murale. L’explosion fit l’effet d’un tremblement de terre dans le voisinage. A son tour l’explosion a démarré un feu follet qui est remonté progressivement vers la grosse citerne.

Nettoyage après explosion de propane

Nettoyage après l’explosion et l’incendie de Boulder Creek

L’explosion dans la maison voisine a littéralement défoncé la porte d’entrée en verre et projeté le livreur au sol. Amené à l’hopital, il en est ressorti le jour meme.   » On a eu chaud aux fesses » raconte le pompier de Boulder Creek accouru sur les lieux.  » On a été débordé pendant les dix premières minutes . Cela nous a pris un certain temps  pour comprendre ce qui se passait exactement, une fois sur place, car il y avait tous ces petits feu follets qui s’allumaient à tour de role. Il nous a fallu  45 minutes pour éteindre tous les incendies dans les environs . Le propane s’est répandu en direction d’une autre maison à 30 mètres de la citerne,   dont les résidents venaient de démarrer un feu de bois dans la cheminée. Leur maison a pris feu du fait de la présence d’une chaudière externe (?), mais les occupants ont pu sortir à temps et sont indemnes. »

http://www.youtube.com/watch?v=xn0gmR6Vuw0

Trois jours après ces évenements qui auraient pu prendre un tour autrement plus dramatique, le meme journal republie un article sur le sujet :

« Le propriétaire de Moutain Propane a dit qu’il allait procéder à l’enlèvement de la citerne de 8 tonnes posée près de sa maison, après l’explosion qui a blessé un chauffeur et endommagé deux maisons voisines. Une aussi grosse citerne est illégale dans une zone résidentielle, selon le département des affaires publiques du Comté de Santa Cruz. Mais le propriétaire de Moutain Propane, Richard Kojak , a dit qu’il l’ignorait. »

« Les gens ne se sentent pas en sécurité à cause de cette citerne alors je vais m’en débarasser » a dit Kojak. « Elle n’était pas impliquée directement dans l’incident mais je comprends que cet incident fasse  peur aux gens. Je ne veux pas que les gens pensent que nous sommes laxistes  sur les questions de sécurité. C’est notre priorité et cela l’a toujours été »

Le propane pour les nuls : de l’art de livrer du propane en mettant le feu à une oeuvre d’art

La Maison du Mont Evans, dans le Colorado, est une construction en ruine située au sommet du Mont Evans, dans les Rocheuses. Lorsqu’elle a été construite entre 1940 et 1941, au bout de la route non encore asphaltée  qui grimpe tout en haut de la montagne,  c’était le plus haut bâtiment commercial des Etats Unis, et peut-être même au monde : 4350 mètres d’altitude. Le bâtiment a été en grande partie détruit par le feu à la suite d’une erreur d’un  livreur de propane en 1979.

L’idée germe dans la tête d’un charpentier allemand immigré aux USA, Justus Roehling. Il rêve de construire un  » Château dans le ciel » pour celle qui deviendra plus tard son épouse. 

Le charpentier s’arrange pour trouver des financiers et un architecte local  célèbre, Edwin A Francis , se voit confier les plans d’ensemble. Le chantier démarre à l’été 1940. Roehling, sa femme et son équipe de charpentiers s’installent au sommet du Mont Evans dans des tentes. Aucune société ne veut assurer le chantier ou fournir des garanties pendant la construction. Au début de l’automne le chantier est abandonné du fait des conditions climatiques. Au printemps suivant, le chantier a durement souffert , notamment les parties en bois et en verre :  il faut réparer avant de continuer. Roehling et son équipe reprennent le chantier,  qu’ils terminent finalement à l’automne 1941.

Carte postale de la maison avant son incendie

Carte postale de la maison -belvédère   avant son incendie

A son inauguration, la maison offre aux voyageurs un restaurant d’altitude, un magasin de souvenirs, de l’oxygène pour les urgences, et une terrasse d’observation. Le site est géré par plusieurs entreprises privées jusqu’en 1969, date à laquelle l’US Forest Service reprend possession des lieux, selon les termes du bail original.

Le 1er  Septembre 1979, après avoir rempli le réservoir de propane du bâtiment, le  livreur de propane de la société Evergreen ne parvient pas à refermer la soupape de sécurité et démarre involontairement un incendie qui échappe rapidement à tout  contrôle. Bien que les pompiers d’Idaho Springs arrivent rapidement sur les lieux, leurs efforts pour éteindre l’incendie sont contrecarrés par des vents violents et le manque de réserve d’eau sur place. Tous les occupants sont évacués et sains et saufs. Mais la structure d’acier de bois et de verre, ainsi que les boiseries et les parquets de bois  dessinés et construits par Roehling , tout ce qui faisait l’originalité architecturale du bâtiment,  a disparu entièrement dans les flammes. Seuls restent les murs en béton armé et les revêtements de pierre extérieurs. La pièce maîtresse  du bâtiment était une véranda sur deux niveaux de verre et d’acier,  en forme d’étoile. Le niveau supérieur servait de plateforme d’observation, tandis que le niveau inférieur servait de caféteria.

L’US Forest Service a reçu 450 000 USD de compensation du distributeur de propane pour la perte du bâtiment. Mais le coût de remise en état fut estimé alors à 2 millions de dollars. Les fonds reçus servirent simplement à réhabiliter les ruines en une plateforme d’observation extérieure. 

Les ruines réhabilitées

Les ruines réhabilitées

La vue du sommet du Mont Evans

La vue  sur les Rocheuses depuis le sommet du Mont Evans

Source Wikipedia : 

http://en.wikipedia.org/wiki/Crest_House

 

Vitogaz et les normes de sécurité des citernes : non respect des règles d’implantation

Nos deux  propaniers  indépendants  qui ont  l’habitude de « visiter » moult  installations concurrentes sont d’accord sur un point : les citernes respectant le moins les normes de sécurité  ET  celles qui sont le moins entretenues,  sont celles qui  arborent le logo  Vitogaz.

En matière de respect des normes de sécurité, il est étrange qu’un  propanier puisse ainsi être montré du doigt. En effet aucun des propaniers du cartel  n’installe lui-même ses citernes  :  l’installation et  la désinstallation des citernes de gaz sont réalisées  par les mêmes  sous-traitants partout en France ( ils sont 6 ou 7  à se partager le marché dans l’hexagone, le plus important d’entre eux  étant GLI Services, filiale du n° 1 de la citerne de gaz en France).

Serait-ce donc la conséquence du fait que les commerciaux appointés par Vitogaz sont moins regardants sur l’emplacement des citernes qu’ils mettent en place,  s’assurant ainsi à bon compte  la  signature du client en bas du contrat  ? Difficile de savoir. En tous cas, avis aux consommateurs :  si  les propaniers vous refusent tous l’installation d’une citerne  à l’endroit que vous estimez devoir  leur réserver, vous pouvez toujours vous adresser à Vitogaz pour voir si cet emplacement convient à leur représentant local !

Quant à l’entretien périodique de la citerne, l’auteur de ces lignes, qui a dû supporter une citerne aérienne  Vitogaz dans son jardin pendant quelques années,   n’a jamais reçu une seule visite  réglementaire  en quatre ans.  Et il n’est pas le seul ex-client de Vitogaz  à avoir remarqué quelques lacunes dans le suivi des visites triennales  organisées  par ce propanier.

A titre d’exemple de ce qui précède, voici  la photo prise ces derniers jours d’une citerne Vitogaz en place chez un particulier  en Alsace :

Citerne Vitogaz 1

Question  1 : qu’est ce qui permet d’affirmer que cette citerne n’est pas installée conformément à la réglementation ?

Réponse : parce que le capot est à mois de 3 mètres d’une ouverture (porte, fenêtre, soupirail, aération ….)  dans le bâtiment adjacent. On peut voir sous les pieds de la citerne que celle-ci a été installée en limite d’une chape existante, ce qui a évité à l’installateur de devoir poser des plots  de stabilisation en béton (du fait de son poids, la citerne n’aurait pas pu être posée directement  sur les dalles gravillonnées visibles au premier plan) . La largeur de la chape  n’a toutefois pas permis d’éloigner la citerne suffisamment par rapport à la façade et à la toiture de la dependence.   Renseignements pris, la fenêtre est un châssis fixe (donc pas de probleme à ce niveau ), mais la construction  n’est pas étanche au niveau de la sablière (la poutre en bois qui assure la jonction du mur et du toit) . Il existe donc une voie de pénétration dans le bâtiment au niveau de la toiture,  et il est  donc non réglementaire  d’installer une citerne à cet endroit.

Regardez maintenant cette autre photo prise  avec un autre angle et un peu plus de recul par rapport au même  bâtiment. Vous constatez la présence d’une seconde citerne, identique à la première sauf en ce qui concerne  la marque du propanier.   La seconde citerne a été installée par le propanier indépendant SAPS, basé à Vieux Thann (68).

Question 2 : lequel  des deux propaniers a installé sa citerne dans les règles  ?

Devinez laquelle est vide......

Ce client ne voulait pas attendre la fin de son contrat pour changer de propanier

Réponse : seule la citerne de gauche a été installée correctement car l’absence d’ouverture dans le mur de gauche   et l’absence de défaut d’étancheïté  entre le chevron de rive et la couverture en Eternit,   permettent  d’installer la citerne au  plus près de la construction existante.

Heureusement pour le client,  la citerne Vitogaz  dangereuse n’est désormais plus utilisée. Le contrat Vitogaz, lui,  continue de courir comme si de rien n’était. Il suffira que le client attende la fin du contrat pour pouvoir le résilier sans pénalités.

Ci dessous un autre cas de contravention avec les règles de sécurité. La citerne  Vitogaz  a été positionnée beaucoup trop près  de l’habitation et de ses ouvertures. Il n’est pas certain que les  fenêtres au dessus de la citerne aient   été condamnées.  Regardez bien la photo ci- dessous : il y a 4 dangers potentiels  qui auraient dû conduire Vitogaz à refuser d’installer la citerne à cet endroit. C’est presque un cas d’école.

Bravo à toute l'équipe Vitogaz pour cette belle installation

Bravo à toute l’équipe Vitogaz pour cette belle installation

Citerne Vitogaz alsace 2

Ci dessous  un  troisième   exemple  d’une citerne aérienne Vitogaz installée chez un particulier qui souhaite rejoindre le Groupement Propane Libre. Nous souhaitons l’aider  à se débarrasser de ce propanier ripoux et de sa citerne Vitogaz . Problème : si ce remplacement n’a pas encore eu lieu, c’est que le  fournisseur de propane du groupement  refuse d’installer sa citerne à l’endroit où Vitogaz a installé la sienne, au mépris des règles de sécurité : l’axe de la  citerne  est à 90 cm  du mur de limite de propriété ( mur du garage de la voisine, à gauche sur la photo) au lieu des 1.5 mètres requis pour un mur aveugle.  Les deux autres  murs en parpaings qui entourent la citerne  au fond et à droite,  devraient,  quant à eux,  être à plus de 60 cm du flanc de la citerne pour être aux normes. Il ne semble pas que ce soit le cas pour le mur du fond. Sa construction date visiblement d’après l’installation de la citerne mais sa  démolition aurait dû être demandée par Vitogaz.

Vitogaz , spécialiste des installations hors normes !

Vitogaz , spécialiste des installations hors normes !

Si les accidents causés par des citernes de propane  sont quasiment inexistants en France (a fortiori ceux causés par une citerne placée trop près d’une construction)  on ne peut malheureusement pas dire que ce soit le  cas aux Etats-Unis,  où ils  donnent quelques fois  lieu à des drames retentissants. Une simple avancée de toiture au dessus d’une citerne (comme sur la première photo)  peut permettre au gaz sous pression de rentrer dans un bâtiment à la faveur d’un défaut d’étanchéïté entre la façade et la toiture.

C’est exactement ce qui est arrivé dans une épicerie-station service en Virgine Occidentale le 30 Janvier 2007. Cette histoire est survenue sur la commune de Ghent,  à 500 mètres de la station de ski de Winterplace , sur les Flat Tops.  L’explosion d’une épicerie et de la station service attenante ( « convenience store » en anglais) a causé la mort de 4 personnes et blessé  6 autres.  Parmi   l’enchaînement d’erreurs humaines révélés par une minutieuse enquête, erreurs qui ont conduit à l’explosion aussi fatale que prévisible, la première  fut le mauvais choix de l’emplacement de la citerne de gaz  qui n’avait  pas été suffisamment éloignée du mur du fond de l’épicerie, en contravention avec la réglementation imposant des distances minimales à respecter. Exactement comme dans le cas de la citerne Vitogaz ci-dessus. Dans le cas de cet accident, l’enquête a conclu que le gaz sous pression était  rentré dans le magasin non par une ouverture en façade, mais  par le débord de la toiture à l’occasion  d’une fuite massive de gaz sous pression,  causée par une manipulation hasardeuse d’un technicien mal formé.

ghent explosion

Le quadrilatère au centre de la photo représente  l’emplacement du  magasin avant l’explosion. En bas de la photo, les deux citernes de propane dont une fut à l’origine de l’explosion, ont été soufflées  par l’explosion sans exploser. En haut de la photo, l’ambulance des services de secours, sur place au moment de la tragédie, a été retournée par l’explosion.

Ce qui rend cet accident particulièrement dramatique, c’est l’enchaînement d’erreurs humaines commises sans lesquelles ce drame n’aurait pas eu lieu.  Une reconstitution de ce drame a été faite en vidéo par le CSB ( Chemical Safety and Hazard  Investigation Board), suite l’enquête de police.  Cette vidéo sert aujourd’hui à sensibiliser les services de première urgence américains aux  dangers inhérents aux interventions sur  fuites de propane.

La vidéo en anglais est visible ici. Elle dure 23 minutes. Même si vous ne comprenez pas l’anglais, vous pouvez prendre le temps de regarder l’animation qui a été réalisée sur le déroulement de l’accident, pour comprendre comment le gaz sous pression est entré dans le magasin  :

http://www.youtube.com/watch?v=JzdnUZReoLM

De l’avantage de bien réfléchir à l’endroit où on va installer sa future citerne de gaz.

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