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Deux dirigeants de Rubis – Vitogaz  se versent 23 millions d’Euros de salaire. Les petits actionnaires s’indignent sur Boursorama.

 

Quelques années en arrière,  avant qu’ Obama ne soit élu pour son premier mandat,  un éditorial de « Fortune » , le news magazine des businessman américains,  faisait état de la baisse de l’espérance de vie des noirs américains et d’une hausse concomitante de l’espérance de vie des blancs.  Le journaliste de Fortune voyait dans l’écart grandissant entre  l’espérance de vie des deux principales ethnies nord-américaines (*) une bonne raison d’élire enfin un président noir : un écart  de plus en plus important  n’aurait pas manqué d’exacerber les tensions sociales  préjudiciables au bon climat des affaires.  Quinze années ans plus tard (**), l’écart ne s’agrandit plus  mais il reste toujours aussi béant. Cet écart est suivi  par les statisticiens du très officiel  Center for Disease Control,  et analysé par sexe et par niveau d’éducation.  C’est entre les mâles noirs n’ayant pas terminé le collège,  et les mâles blancs ayant terminé le lycée,  que cet écart est le plus important  : l’espérance de vie des premiers est inférieure de 14 ans à celle des seconds.   Sur ces 14 années d’écart, le  taux d’homicide (largement supérieur chez les noirs) ne permet d’expliquer qu’une seule année.  L’écart  restant  est la conséquence  d’un système économique basé sur l’exclusion des plus défavorisés et sa cohorte de plaies sociales (alcool, drogues, prison, problèmes de périnatalité….).

cdc-lifeexpectancy

L’évolution de l’espérance de vie par ethnie est un sujet d’embarras permanent aux USA

La vieille Europe emboîtant le pas des Etats Unis avec une quinzaine d’années de retard, j’attendais  que l’Insee nous annonce  un jour une baisse de l’espérance de vie des français, prévue  de longue date par les critiques de la médecine allopathique.  C’est chose faite depuis l’année dernière.   Les précautions oratoires des statisticiens  et les « mises- en-garde-contre-les interprétations-hâtives » de la  ministre de la santé ne me feront pas avaler qu’une  épidémie de grippe chez les personnes âgées puisse  justifier, à elle seule, la baisse de l’espérance de vie de 65 millions de français.  Selon les médias nationaux, « l’espérance de vie ne fait qu’augmenter sur le long terme. Ce qui s’est passé en 2015 n’est qu’une anicroche ».  Les médias américains ont eux aussi beaucoup  brodé en 2016 sur une  petite anomalie transitoire   ( en anglais, on dit « a blip »). Car l’espérance de vie des américains, toutes ethnies confondues,  a  baissé en 2015 comme en France,   pour la première fois depuis 1993. L’explication avancée  de l’autre côté de l’Atlantique est  toutefois  un peu  plus convaincante  : hausse de la mortalité  chez les jeunes américains  par surconsommation de drogues et d’alcool ou par suicide (ce qu’on appelle aux USA  « les maladies du  désespoir »), et chez les adultes augmentation des  infarctus, du diabète… (« les maladies de civilisation »).  Moyennant quoi,  les USA ont connu 6  blips,  ou baisse passagère de l’espérance de vie,  au cours des  50 dernières années,  contre seulement  deux pour la France ( 1969 et 2015).

Vous voulez connaitre  la  vraie cause de la baisse de l’espérance de vie en France ?  Elle a pour nom  PAU-PE-RI-SA-TION des chômeurs et des travailleurs. Je vous recommande  de vous promener  à pied dans les ghettos noirs américains.  Au milieu des bâtisses délabrées et des trottoirs défoncés,  vous pourrez méditer sur  la similitude de destin entre les laissés pour compte du libéralisme économique des deux côtés de l’Atlantique.  Bien sûr, nos dirigeants politiques sont payés pour faire en sorte que  le processus  de destitution progressive des  populations  rétives à l’embrigadement capitaliste (noirs américains,  français chômeurs ou indociles, grecs désœuvrés,  insoumis de tous bords …. ) soit suffisamment graduel pour passer inaperçu, ou pour rester socialement supportable.

C’est là en vérité,  toute l’habilité de nos hommes politiques. Doublement prisonniers d’un système qui les dépasse  et de logiques  partisanes qui assurent leur ré-election  en les dispensant de devoir penser par eux-mêmes, ils  n’ont aucun  moyen  d’enrayer  le processus d’accumulation qui permet  aux  gagnants de la loterie capitaliste de devenir chaque jour un peu plus riches, tandis qu’il assure aux perdants de se voir dépouillés chaque jour un peu plus de leur santé et de leur humanité.  Et puisque reconnaître publiquement son  impuissance est  inenvisageable pour un professionnel de la politique,  sous peine de perdre tout crédit aux yeux de ses électeurs, nous assistons en permanence , en guise de spectacle politique, au grand bal des hypocrites.

Quant aux élites économiques, elles  gouvernent en France comme en Allemagne , en Grande Bretagne comme  aux Etats Unis,   avec la même rationalité aveugle ou cynique,  selon les cas.  Les dirigeants de multinationales exigent comme récompense  de leur soi-disant supériorité intellectuelle, ou  de leur ego boursouflé, l’extension indéfinie de  leur patrimoine personnel :  distribution de stock-options,  participation gratuite aux augmentations de capital,   part réservée des dividendes..  rien n’est trop beau, rien n’est trop nouveau pour étendre les frontières de  leur empire personnel.

Bien sûr, on peut  s’esclaffer avec  Guy Bedos : « La bourse je m’en fous, j’ai choisi la vie». Mais les capitalistes sont tout sauf des gens dont on peut se permettre d’ignorer l’opinion. Pour deviner ce qu’ils pensent, il faut commencer par  lire ce qu’ils lisent, quitte à faire mentir Mark Twain :    « Si vous ne lisez pas le journal, vous êtes mal informés. Si vous lisez le journal, vous êtes mal informés  ».   Il peut aussi être utile de parcourir  les forums où ces messieurs cultivent l’entre soi libéral  avec  une constance qui force l’admiration.

Le forum du site Boursorama nous en apprend une bien bonne sur les dirigeants du  groupe Rubis, lequel a repris les activités de Vitogaz  (ex Société Havraise des Pétroles) en 1994. Les gratifications que ses dirigeants se sont arrogées en 2016  à titre de salaire, eut égard à leur génie,  ont fait pousser quelques hurlements parmi les petits actionnaires du groupe. Si ces témoignages méritent d’être repris sur le  site de l’ADECOPRO, c’est qu’ils émanent d’individus en principe  vaccinés  pour accepter  les pires excès  en matière de rémunérations de dirigeants.

(les citations en italique reprennent les messages  les plus compréhensibles par les non-initiés. Pour lire la totalité des messages du fil de discussion intitulé « Pillage des actionnaires de Rubis » sur le site de Boursorama, vous pouvez cliquer ici.)

Un certain Ravigot attaque bille en tête «  Vous avez vu le rapport Proxinvest ? Un scandale que la rémunération des dirigeants de Rubis : 23 millions d’Euros à deux (voir rapport annuel) . Il y a comme un défaut. C’est 30 fois plus qu’Hermes relativement à la taille boursière ! Ils nous répondent que c’est les statuts ! Mais des statuts comme ça, ça se change : rendez-vous à la prochaine assemblée !! Il faut que ça saute. J’y vois pour ma part un vrai pillage des actionnaires que nous sommes. Ils ne sont même pas exposés : la commandite est une sarl avec pas un sous dedans

Tandis que l’ADECOPRO y verrait plutôt un vrai pillage des clients par Vitogaz, chacun voyant midi à sa porte ….

Ce à quoi il lui est répondu «  C’est une commandite, donc les actionnaires n’ont rien à dire sur rien. C’est le principe. Si vous n’en voulez pas, n’achetez pas une action d’une société en commandite »

Ravigot toujours  : «  En 2016 le dividende commandité ( ndlr : versé aux gérants de la commandite) a représenté 20 % du dividende total versé aux actionnaires. Ce ne serait pas un léger abus, non ? Un petit calcul : en 2016, Robin (ndlr il s’agit de Gilles Gobin,  un des créateurs de Rubis ) a prélevé 16 % du total des dividendes de Rubis soit 20 M€ sur les 123 M€ distribués. En mettant en rapport ces 16 % de captation avec la capitalisation boursière de Rubis soit 3500 M€, c’est comme s’il possédait l’équivalent de 560 M€ ou 16% du capital ! C’est là que le bât blesse. Sans avoir mis un rond dans la société, ses droits de commandite lui transfèrent une part de la richesse produite disproportionnée par rapport au risque engagé et à sa mise de fonds,… alors que le patrimoine net de la société appartient juridiquement aux actionnaires commanditaires que nous sommes.  Ce calcul révèle le caractère de hold-up permanent que constitue la commandite par actions…. »

Un autre actionnaire essaye de surenchérir «  Je n’ai rien contre les rémunérations des dirigeants qui réussissent. Mais j’aime bien la notion britannique de « decency »…. »

Celui là devrait retourner à l’école.  La notion de « decency » n’est pas une notion britannique ni même anglo-saxonne,  mais bien une notion latine  (du latin « decere » qui signifie « avoir de la retenue dans la conduite et le maintien » ). Le mot est ensuite passé dans la langue française, la  «décence » étant synonyme de conformité aux usages et aux règles de bonne conduite, pour n’arriver chez les anglais qu’au XVIeme siècle, durant la première période d’expansion du capitalisme financier. Ce n’est probablement pas un  hasard si les anglais eurent besoin d’importer  le mot et l’idée à ce moment particulier de leur histoire.  Ce qui est british, par contre, c’est la notion de « common decency». Littéralement « décence commune », qu’on peut aussi  traduire par  «modestie commune » ou, par extension, par «morale populaire». Là où la décence peut être définie par la conformité aux règles établies par les classes dominantes (aristocratie ou bourgeoisie) , la décence commune s’identifie  à une morale implicite des gens de peu. Celui qui a popularisé cette expression au XXème siècle est le célèbre écrivain socialiste anglais George Orwell (de son vrai nom Eric Arthur Blair).  Le penseur qui a repris l’expression d’Orwell pour la populariser dans la langue française est Jean Claude Michéa, admirateur de l’œuvre d’Orwell. Les écrits politiques d’Orwell sont  bien moins connus  en France que ses célèbres ouvrages de fiction : « 1984 », « La ferme des animaux ». On pardonnera donc à ce boursicoteur en mal d’éthique de céder au snobisme en vogue en France,   consistant à croire que ce qui est intelligent  ne peut que provenir du centre de la galaxie capitaliste.

Reprenant à son compte, et à son corps défendant,  une thématique socialiste, l’actionnaire en question  poursuit sur sa lancée « Malgré mon estime pour la qualité de la gestion du Rubis (sic) , j’ai du mal à trouver décente la rémunération de la commandite… Il existe tant d’autres sociétés prometteuses dont les dirigeants font preuve de plus de décence….je vais avoir du mal à me renforcer dans Rubis ( ndlr : racheter des actions Rubis,  dans le jargon des boursicoteurs) après cette information. »

Pauvre chou ! Encore un boursicoteur qui s’imagine qu’en lisant la presse économique, il est au courant des moindres malversations des dirigeants des entreprises dont il acquiert une poignée d’actions. La Bourse est vraiment un jeu pour adolescents attardés.

Un autre actionnaire se demande perplexe : « Qu’est-ce qu’on fait avec 23 Millions d’Euros par an ??? »  En voilà une question stupide  ! Je propose à Mr Gobin, fondateur de Rubis- Vitogaz,   d’acheter 10 000 paires  de chaussures pour  sa garde-robe,  afin de  relancer  la production de la ville sinistrée de Romans sur Isère, ancienne capitale française de la chaussure.  Voilà en effet un projet citoyen qui justifierait  pleinement de tels émoluments. Et si cela ne suffit pas, je lui propose d’acheter 20 000 soutiens-gorge pour son épouse afin de soutenir la bonne ville de Troyes, et son maire  François Baroin qui fait peine à voir ces derniers jours,  depuis le départ forcé d’Europe 1 de son mentor en politique Jean-Pierre Elkabbach, et la gamelle aux primaires  de son ami Sarkozy.

Un autre boursicoteur fait chauffer ses méninges  « 23 Millions d’Euros par an à deux, ça fait 11,5 chacun, soit 1 M€ par mois, soit 250 000 € par semaine, soit 35 000 €  par jour, 7 jours sur 7. Alors en effet , récolter les fruits des résultats est tout à fait normal, mais c’est tout simplement indécent. Je serai ravi qu’ils divisent leur salaire en 2 et qu’ils le redistribuent à leurs employés. »  Mazette  ! Si même Boursorama commence par être noyauté par les trotskistes, tout est foutu pour les capitalistes…

Plus loin,  un contradicteur apparaît enfin pour défendre Gilles de Gobineau.  Pardon,  Gilles Gobin.  Gobineau, c’est l’écrivain diplomate de l’ « Essai sur l’inégalité des races humaines ». Alors que  Gilles Gobin, le patron de Rubis,  serait, lui, plutôt en train d’écrire un  «Essai sur l’inégalité salariale entre les races de dirigeants et les races d’employés subalternes ».  Le défenseur des nobles dirigeants de Rubis  écrit ceci : «Les deux fondateurs ont monté Rubis à partir de rien …. »  STOOP !  Arnaque intellectuelle en vue !! Voilà le retour de la bonne vieille mythologie américaine du self-made-man ! Je lis en effet  dans Wikipedia : « Rubis Investment & Cie est créée en 1990 par Gilles Gobin. En 1991, la société fait l’acquisition de la Compagnie de Penhoët, une société holding de la galaxie Suez, pour 1,3 milliard de francs, et devient Rubis & Cie »

Oui, vous avez bien lu.   Gilles Gobin a créé Rubis Investment & Cie en 1990 ; et un an plus tard il rachète une holding de Suez d’une valeur de  1,3 milliard de francs.  En partant de rien ?  S’il est vraiment parti de rien, il  va falloir que j’explique dare dare à mon plombier,  qui a créé sa société de dépannage l’année dernière, comment il va pouvoir racheter Engie dès cette année, sans l’aide de son banquier ….

Les autres actionnaires se répandent en louanges sur le flair légendaire des dirigeants de Rubis. Les clients de Vitogaz abusés pendant de longues années par des prix prohibitifs auxquels ils ne pouvaient échapper,  apprécieront. Florilège :

« …  superbe société qui dépasse les espérances de la Bourse …. Si toutes mes actions s’étaient comportées avec de tels résultats , j’habiterai dans une villa sur les hauteurs de Nice plutôt qu’un appartement dans le vieux Nice… » « je n’ai eu qu’à me louer de la compétence et de la sagesse des dirigeants … » «…avec une telle gestion et de tels résultats, on ne peut que leur laisser les clés du camion et la rémunération qui va avec…. »

Je laisse le mot de la fin de à deux actionnaires particulièrement  remontés contre les dirigeants de Rubis, pour finir sur une note optimiste et montrer que tout n’est pas perdu dans ce bas monde   :

«  23 M€ de salaire pour une boite comme Rubis, c’est énorme. Et cela pose d’évident problème éthique mais pas seulement. Cela pose aussi de réels problèmes sociaux par le délitement de nos sociétés.  A quoi bon travailler quand le fruit de ce travail est accaparé par une infime minorité ? Est –on réellement respecté en tant que travailleur dans ce genre de cas quand on a du mal à vivre malgré son travail, ce qui doit être le cas chez un nombre non négligeable d’employés en Afrique  et en France ? On s’étonne du vote populiste mais il est clairement nourri par ce genre de pratique…. »

Mais non, voyons, où allez vous chercher cela ? Faut pas croire tout ce qui se dit dans les journaux…….

«  Rassurez-vous , je ne suis pas anticapitaliste ni mélenchonien ( ndlr : on a eu très peur), mais quand je lis le rapport sur les rémunérations (ndlr : des dirigeants de Rubis), on a le droit d’avoir le vertige. Vous me traitez de « jaloux, d’envieux, de râleur, de grincheux » ! J’ai l’impression que l’odeur de l’argent vous excite comme des vautours. Vous m’inquiétez. VOUS VIVEZ DANS L’IVRESSE DE l’ARGENT SANS LIMITE  ( ndlr : Ciel !  un curé  infiltré chez les actionnaires de Vitogaz…..Des « limites »  ? Non mais quoi encore ? On croirait lire Eugénie Bastié dans le Figaro .. ) . Attention ! Ce genre d’histoire se termine toujours très mal.  Relisez vos classiques « .

Le montant de 23 Millions d’Euros de salaire est astronomique, ahurissant pour une société Midcap ( ndlr : capitalisation de taille moyenne) quelle que soit la qualité, l’intelligence, la compétence des managers et la rentabilité de la société. Sans jouer les Cassandre, le risque que nous, actionnaires, prenons est de laisser les bénéficiaires perdre le sens de la réalité et nous faire chavirer avec eux. … Accepter de rémunérer la commandite à hauteur de 10 % des profits est sidérant ! Ca pose un problème éthique et de gouvernance. Pourquoi Michelin et Hermès , des sociétés aussi louables et qui n’ont pas démérité ont elle limité à seulement 0,67 % des profits la rémunération de la commandite ? Ca devrait vous faire réfléchir ou bien vous avez perdu la raison !! »

Bon espérons que cela fera aussi réfléchir les clients de Vitogaz ….. Nous profitons de cet article pour donner nous aussi nos conseils financiers,  et rappeler que notre préconisons à l’attention des consommateurs soucieux de leurs économies,  de se délester au plus vite de ce fournisseur (indépendamment de la rémunération indécente de ses dirigeants).  Les raisons en sont amplement expliquées dans  les différents articles du  site (il suffit de taper « Vitogaz » dans le moteur du site pour trouver la quinzaine d’articles où nous tirons à boulets rouges sur cette entreprise de voleurs).

Par chance, suite à la condamnation de Vitogaz en 2016 par le  Tribunal de proximité de Vienne (Isère),  à laquelle nous sommes particulièrement fiers d’avoir contribué,  le retrait de toutes les citernes Vitogaz est actuellement gratuit ! Même s’il est écrit  dans votre contrat que vous devez payer 1400 € à Vitogaz  pour faire enlever  votre citerne en cours ou en fin de contrat, sachez que  Vitogaz ne peut désormais plus exiger aucune  somme à ce type suite à sa condamnation. Et ceci tant que la Cour de Cassation ne se sera pas à nouveau  prononcée sur la décision du TP.  Profitez-en pour virer votre citerne Vitogaz ! Contactez nous !

(*) Comme le montre le graphique ci-dessus,  l’écart s’est accru de manière importante de 1985 à 1995, durant la phase d’apparition et de développement  très rapide du SIDA.

(**) Etrangement je n’ai pas pu trouver sur Internet de statistiques ethniques sur l’espérance de vie  des américains après  l’année 2009 . La crise de 2008 aurait elle aggravé la situation ?

 (***) sur le sujet  on pourra aussi  lire avec profit le philosophe et écrivain Bruce Bégout De la décence ordinaire. Court essai sur une idée fondamentale de la pensée politique de George Orwell,  Allia, Paris 2008

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