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L’emplacement de la citerne de ma nouvelle maison n’est pas réglementaire. Mon propanier refuse de la remplir. Que faire ?

 

Vous venez d’acheter un pavillon équipé d’une citerne de gaz.  Et le propanier refuse  de la remplir au motif que celle-ci  ne respecte pas les distances réglementaires par rapport aux limites  de propriété,  ou aux constructions existantes ?  Laissez moi deviner…. Je parie que le propanier vous a DEJA fait signer votre contrat d’approvisionnement avant de vous informer de cette bien mauvaise nouvelle.   Comment j’ai deviné ?  Parce que c’est toujours la même histoire : le propanier vous informe toujours d’un problème sur la citerne APRES  la signature du contrat.  Il va désormais pouvoir exercer son chantage favori : soit vous faites les travaux qu’il vous ordonne de faire aux alentours de la citerne  pour mettre celle-ci  en règle avec les normes de sécurité, soit il ne remplira plus votre citerne.  Et vous, ignorant que vous êtes des droits que la loi vous confère,  vous imaginez probablement que vous n’avez pas de moyens de vous défendre ? Que nenni !

Voici  le mail  qu’une nouvelle adhérente nous  fait parvenir ce jour :

« Bonjour et félicitations pour votre site internet bien fourni (pas comme ma citerne !). Malheureusement, je n’ai pas trouvé la réponse à mon problème en le parcourant. Aussi, je me permets de vous soumettre mon énorme souci avec Primagaz.

Nouveaux propriétaires d’une maison depuis mai 2016, nous avons repris le contrat Primagaz des anciens propriétaires (qui n’ont jamais eu de problèmes) avec des tarifs a priori corrects (enfin, on s’entend, Primagaz n’est certainement pas un enfant de chœur!). Première livraison automatique en mai. Jusque-là pas de souci. Sauf qu’en juin, un nouveau technicien tout frais de chez Primagaz vient chez nous, sans avoir pris RDV, et commence à examiner la citerne (soit disant visite triennale). Et là, il déclare que la citerne n’est pas à un emplacement conforme car encastrée à plus de 75% (ce qui est véridique). Aussi fait-il son rapport au siège, qui nous envoie un courrier stipulant la cessation de la livraison en gaz tant que nous n’aurons pas fait les travaux nécessaires (pas grand-chose puisqu’il s’agissait seulement à ce moment d’enlever une barrière en bois autour de la citerne qui avait été ajoutée par les anciens proprios). Bon, par acquis de conscience, on appelle Primagaz pour dire qu’on va faire les travaux. Problème : un autre technicien doit venir confirmer la première visite. Ok, alors on fait quoi? Travaux, pas travaux? Non, non, on attend. Pas pressés chez Primagaz, un autre technicien (qui n’avait même pas notre dossier!) vient nous rendre une petite visite en août et dresse le bilan sur son petit schéma résumé. Total des courses :  pire que mieux ! Il faudrait, selon son dessin, qu’on enlève non seulement la barrière en bois autour (qui est à moins de 60 cm de la citerne, à exactement 48.5 cm, et qui encastre la citerne à plus de 75%) mais aussi une partie de la terrasse et des marches pour accéder à notre buanderie (qu’il faudrait donc bétonner), et qu’on construise un mur en béton de 2.50m de haut et 5m de long à la place de la palissade en bois qui délimite la propriété. Là, je vois rouge. Le technicien se permet de me traiter de menteuse quand je lui dis que rien n’a changé depuis l’installation de la citerne en novembre 2001 (hormis la barrière en bois qui encastre la citerne) et que je ne vois donc pas pourquoi je devrais réaliser ces travaux. Je lui montre alors les tuyaux de gaz provenant  de la citerne et encastrés dans la palissade en bois, en guise de preuve. « Oui, bah peut-être, quoi qu’il en soit, faut faire les travaux ».

Nous avons chiffré approximativement ces travaux qui nous reviendraient entre 5000 et 7000 euros (menuisier, plombier chauffagiste, maçon).

Nous rappelons en urgence Primagaz : « oui, bah je vais transmettre, c’est pas moi qui gère votre dossier ». Ca c’est sûr, pour vous aider chez Primagaz, faut se lever de bonne heure (enfin, pas trop, car à 9h, personne ne décroche). Bref, nous attendons le coup de fil de notre conseillère qui ne vient pas… Nous rappelons deux semaines plus tard et nous l’avons enfin au téléphone! Là, on lui dit que c’est fort de café, qu’on ne va pas payer pour une installation qui était conforme en 2001 et qui, soit disant, ne l’est plus en 2016 (preuves à l’appui, nous avons récupéré les certificats de conformité des anciens proprios). Et tranquillement, cette gentille dame nous répond textuellement « oui, on était moins regardant avant, mais maintenant, on ne l’est plus ». Ce à quoi mon mari répond que ce n’est pas à nous de payer pour ces travaux. Elle nous donne le mail du service client : « Essayez toujours de leur envoyer un courrier pour qu’ils prennent en charge une partie des travaux, mais c’est pas gagné. Quoiqu’il en soit, je vous envoie un courrier pour vous donner la nature exacte des travaux » (ah bon, mais on l’avait pas déjà ce document?). On reçoit le courrier (hyper vite, là, pour le coup!) et je ne sais pas si j’ai ri ou pleuré, mais on nous demande encore des travaux différents et à nos frais bien évidemment: enlèvement de la terrasse (complète), des marches, de la barrière en bois et construction d’un mur en béton dépassant en hauteur la citerne de 50cm, déplacement de la porte donnant sur la rue permettant la livraison du gaz. Bref. Que du bonheur.

Quels conseils pouvez-vous nous donner? Nous avons rencontré une juriste de l’association de consommateurs UFC qui nous a gentiment envoyé bouler (pas assez de preuves! bah, je ne sais pas ce qu’il lui faut!). Nous sommes en train de rédiger un courrier salé (en A/R) exigeant que les travaux de mise en conformité soient à leur charge (documents preuves de leur manquement à la loi en PJ) mais je doute d’obtenir  une réponse favorable, voire une réponse tout court. Je vais démarcher mon assureur pour voir si mon contrat prévoit une possibilité de recours ou au moins les conseils d’un juriste. L’hiver approchant, nous avons peur de ne plus avoir de chauffage ni d’eau chaude… ce qui est vraiment problématique. Merci pour toutes les infos que vous pourrez nous donner.

Cordialement, Charlotte »  

Réponse de l’ADECOPRO :

Chère Charlotte,

Votre situation apparait fort délicate de prime abord. Effectivement vous ne trouverez aucune information au sujet des citernes non conformes en parcourant notre site. Nous n’ignorons pas l’existence de situations semblables. En matière de citerne non réglementaire, chaque cas est un cas particulier et il est difficile d’écrire des généralités sur un tel sujet.   Cependant votre cas d’espèce est tellement caricatural qu’il nous pousse à vous répondre  rapidement, afin de soulager votre inquiétude et d’informer par la même occasion  nos lecteurs sur la conduite à tenir en pareil cas. Vous voudrez donc bien excuser le caractère «public» de cette réponse.

Notez  que l’urgence de votre situation ne découle que de l’attitude de Primagaz, qui  refuse à présent de remplir  votre citerne (ou plus exactement  sa propre citerne), alors que ce propanier  semble s’être fort  bien accommodé d’une situation qui dure (probablement) depuis des années. Il n’y a eu en effet aucune évolution récente de la réglementation des réservoirs sous pression, qui justifie que Primagaz reconsidère aujourd’hui  la situation de cette citerne par rapport aux obligations de mise en sécurité. C’est donc en parfaite connaissance  d’une situation qui semble  en nette infraction  avec les normes de sécurité,  que Primagaz a rempli cette citerne pendant des années. Ne soyez pas étonnée du ton péremptoire de mes accusations à l’encontre de Primagaz, alors que j’avoue bien volontiers  tout ignorer de l’histoire de ce réservoir. Des situations comme la vôtre,  il en existe des centaines en France et pas uniquement chez Primagaz.  Il est possible du reste,   que le propriétaire précédent vous ait lui-même caché une partie de la vérité  en omettant  de vous signaler un conflit avec son propanier au sujet de l’emplacement de sa citerne. Quoi qu’il en soit,   ne comptez pas sur Primagaz pour vous donner le fin mot de l’histoire : cela équivaudrait pour le propanier hollandais à reconnaître qu’il s’est longtemps accommodé d’une  situation contraire à la réglementation…. et accessoirement  qu’ils peuvent  continuer, s’ils le veulent,  à s’en accommoder encore un peu,  jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée qui préserve VOS intérêts en régularisant la situation du réservoir.  Etrangement,  ce n’est jamais cette voie là que les propaniers privilégient lorsqu’ils se mettent en tête de régulariser une citerne non conforme. Allez savoir pourquoi.

Bref, vous avez acheté une propriété avec un vice caché. Un vice caché est un défaut inapparent qui rend inutilisable l’objet acheté. Votre  maison est inutilisable en l’état  car elle ne peut être chauffée sans la citerne dont dépend la chaudière pour son approvisionnement en gaz propane.  Pour le chauffage d’une maison, on ne peut pas remplacer une citerne par des bouteilles de gaz de 35 k ! Je vous confirme que l’absence de possibilité de remplissage du réservoir rend  votre maison inutilisable. Et je suis au regret de vous informer  que votre pavillon présente de ce fait un sérieux vice caché. J’en profite pour vous dire que je suis très étonné que la « juriste » de l’UFC , qui n’était peut-être  qu’un ou une bénévole (?), ne vous ait pas informé à ce sujet.

Je vous conseille donc d’envoyer rapidement 3 courriers recommandés. Le premier courrier sera pour votre propanier. Le second courrier pour votre ancien propriétaire. Et le troisième courrier pour votre notaire, dans le but de le tenir informé de vos démarches.

Dans le premier courrier ( et à supposer que vous puissiez déplacer la citerne en question de manière à la rendre conforme à la réglementation)  vous expliquerez la chose suivante au propanier, par lettre recommandée avec AR.

 »  Cher Monsieur Primagaz,

Je fais référence à notre contrat d’approvisionnement signé le …………ainsi qu’à l’ensemble des   correspondances échangées au sujet des travaux que vous nous demandez de réaliser dans la propriété que je viens d’acheter, travaux visant à restaurer la conformité de l’environnement  de notre citerne avec la réglementation. Sauf erreur de ma part, avant de signer le contrat d’approvisionnement avec votre société, aucun technicien de votre entreprise ne s’est dérangé à notre domicile pour dresser le constat de l’impossibilité de pouvoir remplir cette citerne. Dans ces conditions, je considère non seulement que vous avez gravement failli, en tant que professionnel, à votre devoir de conseil, mais en outre, je vous accuse de nous avoir sciemment caché ce vice de conformité avant de nous inviter à  signer votre  contrat de fourniture exclusif, afin de mieux faire pression sur nous, une fois le contrat signé, pour nous obliger à prendre les travaux à notre charge.

Dans ces conditions  nous sommes au regret de vous informer  que nous n’avons aucune intention de prendre à notre charge  les travaux dont vous exigez à présent la réalisation. Alors que l’hiver approche et que notre citerne reste désespérément vide du fait de votre insistance à ne plus vouloir la remplir, nous vous mettons en demeure de choisir entre trois alternatives, et ce dans un délai de 7 jours :

  • Vous procédez immédiatement au déplacement de cette citerne en prenant tous les frais afférents à votre charge, après nous avoir consultés sur le nouvel emplacement, afin de pouvoir remplir cette citerne de gaz dans les conditions normales de sécurité.
  • Vous remplissez cette citerne une dernière fois, en en assumant pleinement la  responsabilité, comme vous l’avez fait  depuis des années et comme vous le faites tous les jours pour des dizaines d’autres citernes non conformes. En nous permettant d’utiliser cette citerne pendant  les prochains mois,  il vous sera loisible de mettre ce délai à profit pour prendre les dispositions nécessaires pour la  déplacer  à vos frais à la première occasion.
  • Nous résilions notre contrat et vous dégagez votre citerne de notre terrain dans les meilleurs délais, c’est-à-dire dans les prochains jours, en procédure accélérée,  puisque  vos tergiversations sur le caractère réglementaire ou non réglementaire de notre citerne nous ont  fait perdre un temps considérable depuis cet été,  et  particulièrement depuis notre tout premier contact commercial  en date du……… .  L’enlèvement de votre citerne nous permettra d’installer à proximité, le réservoir  d’un de vos concurrents sur un emplacement conforme à la réglementation. Si cette dernière solution devait retenir votre attention, nous vous prions de bien vouloir noter que du fait de votre manquement à votre devoir de conseil, nous refusons de payer les frais afférents à la résiliation anticipée de notre contrat et bien évidement au retrait du réservoir (frais de dossier,  frais de résiliation anticipée, frais de retrait du réservoir et /ou du compteur …). En outre, si vous choisissez cette solution et que, du fait des délais imposés par votre prestataire de service, le remplacement de votre citerne ne devait pas aboutir  dans les délais nécessaires pour nous permettre de rester au chaud dans notre habitation dans les prochaines semaines, voire dans les prochains mois, nous vous tiendrons responsables de toutes les dépenses engagées pour nous chauffer par d’autres moyens  (achat de convecteurs électriques, de poêles à bois,   factures de bois et d’électricité …. ), ou si cela s’avérait impossible ou incommode,  pour nous reloger temporairement  dans une autre maison.

Dans l’attente de votre réponse que nous souhaitons par retour de courrier, je vous prie…..

Charlotte

PS : Ah ! J’oubliais….  En parcourant comme tous les jours d’un oeil distrait  la presse anglophone du Pakistan, j’ai découvert   que votre maison mère, SHV Energy, serait impliquée, à travers sa filiale locale, dans un immense scandale de corruption du temps où le général – président Pervez Musharraf était au pouvoir.  Selon la presse pakistanaise cette  « mafia du GPL  » ( ce sont les mots des journalistes, pas les miens)  aurait servi à « faire taire la dissidence politique ». Qu’en pensez vous ? « 

Puis vous écrivez à l’ancien propriétaire en recommandé :

« Madame, Monsieur

Comme vous le savez, suite à l’achat de votre ancienne maison, nous avons fait le choix de conserver Primagaz comme fournisseur. Il nous a paru en effet plus simple de ne pas changer de fournisseur, ce qui aurait conduit à changer de citerne du fait des pratiques crapuleuses du cartel français du propane.

Aussi quel n’a pas été notre surprise de constater que Primagaz refusait désormais de remplir cette citerne au motif que les travaux ordonnés ou exécutés par vos soins ces dernières années, ont rendu cette citerne, ou plutôt sa position dans notre jardin, non conforme à la réglementation. Primagaz, dans ses différents courriers, indique que la palissade délimitant la propriété n’est pas réglementaire au regard de la position de la citerne. Et que notre  terrasse ne l’est pas non plus. J’ignore si vous étiez au fait de cette situation, et si vous avez déclaré préalablement à Primagaz les travaux que vous aviez l’intention d’effectuer à proximité de cette citerne, comme le contrat que vous avez signé avec Primagaz vous en faisait l’obligation. Ceci afin de vous assurer que ces travaux permettaient de continuer à assurer l’approvisionnement de la citerne dans des conditions respectant la réglementation.

Ainsi je me trouve de votre fait, et par votre possible  négligence d’informer votre ancien fournisseur de propane,  tributaire d’une habitation qu’il n’est plus possible de chauffer sauf à déplacer à la fois la citerne de gaz et le tuyau d’alimentation en gaz de la chaudière, ou (autre possibilité) sauf à réaliser de coûteux  travaux de mise aux normes de  la palissade qui tient actuellement lieu de clôture, et de rétrécissement ou de démolition de la terrasse.

Dans un cas comme dans l’autre, je vous considère responsable de l’absence d’information sur ce vice resté caché lors de la vente.  Il en résulte, en ce qui me concerne, des dommages patrimoniaux pour lequel j’entends faire jouer pleinement votre responsabilité légale.

En vous remerciant des éclaircissements que vous voudrez bien m’apporter sur cette affaire, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur…… »

Puis vous ferez  copie au notaire des deux lettres précédentes, en lui demandant les mesures qu’il  convient que vous preniez pour faire valoir l’existence d’un vice caché.

Et vous revenez vers nous lorsque Primagaz vous aura recontacté.

Cordialement .  ADECOPRO.

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6 commentaires

  1. Charlotte dit :

    Bonjour et merci infiniment de votre réponse claire et ultra rapide. Et bien évidemment, si mon cas peut servir pour d’autres, je ne vous en veux absolument aucunement de l’avoir rendu public. Bien au contraire!

    Nous allons en effet envoyer ce courrier tel quel à Primagaz. Nous en avions rédigé un, mais bien moins convaincant/offensif que le vôtre. Néanmoins, je ne pense pas qu’on puisse déplacer la citerne (qui est aujourd’hui non enterrée). Que demander à Primagaz, dès lors, si la citerne n’est pas déplaçable?

    Par ailleurs, les anciens propriétaires n’ont pas fait de travaux rendant non réglementaire l’emplacement de la citerne (à l’exception d’une barrière en bois facile à supprimer et sans frais). Au contraire, il semble plutôt que Primagaz ait sciemment installé cette citerne dans un emplacement non réglementaire à la base (documents de conformité à l’appui datant de 2001, année de l’installation par Primagaz de la citerne). Aussi, il nous est difficile d’engager la responsabilité des anciens propriétaires, d’autant que se sont eux qui nous ont fourni tous les documents nécessaires pour nous défendre face à la société gazière. Que faire de ce fait? J’aime à croire que les gens sont encore un peu honnêtes…Mais peut-être que je vis encore dans le monde des bisounours…

    En tout cas, votre travail est remarquable et nous ne manquons pas de vous envoyer notre cotisation (chèque) par courrier dès demain (nous n’avons pu imprimer le bulletin mais nous joindrons une lettre récapitulative avec nos noms, prénoms, adresse et téléphone).

    Nous vous remercions encore et vous tenons au courant de l’avancée de la situation.

    Cordialement,

    Charlotte

    • anthraxgaz dit :

      Bonjour
      Il faudrait vraiment que votre terrain soit bien petit ou bien encombré pour que votre citerne ne soit pas déplaçable ! Cela peut arriver après une division de terrain postérieure a l’installation de la citerne. Surtout ne pas vous fier à ce que raconte Primagaz. Faites venir un autre propanier pour savoir si on ne peut pas placer une citerne autrement dans les limites de la propriété.
      Si elle n’est réellement pas déplaçable, alors il vous faudra soit l’enterrer sur place, ce qui divise en général par un facteur 2 les distances séparatives réglementaires ( 3 mètres en aérien, 1,5 mètre en enterré) ; soit prendre une citerne aérienne plus petite ( 500 kg au lieu d’une tonne) qui sera moins longue et permettra peut-être de rendre réglementaires les nouvelles distances séparatives. Le but étant de ne pas casser la terrasse.
      Si rien de cela ne fait l’affaire, si aucune citerne ne peut être mise en place dans votre jardin, vous n’avez évidement plus qu’à choisir entre vous chauffer au bois (ou avec un poêle à pellet automatique), ou casser votre terrasse. Dans ce cas la lettre a Primagaz doit être entièrement réécrite. Mais ne suivez pas cette piste avant d’avoir posé la question à d’autres propaniers que Primagaz.

      Le fait que votre ancien propriétaire n’ait pas fait de travaux postérieurement à l’installation de la citerne (comment s’en assurer ? par vos voisins ? ) signifie que vous n’avez pas à leur envoyer la lettre écrite a leur attention.

      Cordialement

  2. Charlotte dit :

    voici la copie de la lettre que nous envoyons à Primagaz. Merci encore pour votre aide et je vous tiens au courant.

    Madame, Monsieur,

    Alors que nous sommes nouvellement propriétaires de la maison correspondant à la référence client XXX, la citerne Primagaz installée par vos soins en novembre 2001 [annexe 1] pour le compte de l’ancien propriétaire M. XXXX (code client XXX) a été déclarée présentant plusieurs non-conformités dans le cadre du contrôle technique réalisé le 29 juin 2016. En conséquence, vous exigez de notre part la réalisation de travaux sous six mois, à notre charge et conditionnant la reprise des livraisons [annexe 2].

    Nous souhaitons attirer votre attention sur plusieurs points :

    – sauf erreur de notre part, avant de signer le contrat d’approvisionnement avec votre société, aucun technicien de votre entreprise ne s’est dérangé à notre domicile pour dresser le constat de l’impossibilité de pouvoir remplir cette citerne. Dans ces conditions, nous considérons non seulement que vous avez gravement failli, en tant que professionnel, à votre devoir de conseil, mais en outre, nous vous accusons de nous avoir sciemment caché ce vice de conformité avant de nous inviter à signer votre contrat de fourniture exclusif, afin de mieux faire pression sur nous, une fois le contrat signé, pour nous obliger à prendre les travaux à notre charge ;

    – nous disposons de plusieurs diagnostics et consignes contradictoires émanant de vos services. Par ordre chronologique : citerne conforme mais encastrement de la citerne à plus de 75% et espace libre autour de la citerne inférieur à 60 cm [annexe 3] ; suppression d’une partie du plancher et de la barrière en bois, construction d’un mur en béton de 2,5x5m devant la palissade en bois [annexe 4] ; suppression d’une partie du plancher et de la barrière, construction d’un mur en pierre de 0,7x6m et déplacement du portillon (cf. annexe 2) ;

    – entre 2001 et 2016, l’environnement de la citerne n’a évolué que sur un seul point, justement relevé par votre technicien : l’installation par les anciens propriétaires d’une barrière en bois à moins de 60 cm de la citerne [situation générale de l’installation, annexe 5], que nous allons retirer dans les meilleurs délais à nos frais ;

    – lors de l’installation de la citerne en 2001 (cf. annexe 1), puis lors de la première livraison au premier trimestre 2002 [annexe 6], aucune anomalie concernant l’implantation de la citerne n’a été relevée par vos services, alors que la palissade en bois et son portillon ainsi que le plancher en bois qui posent aujourd’hui problème étaient déjà construits (les tuyaux de gaz passent à l’intérieur des montants de la palissade, établissant ainsi l’antériorité de celle-ci par rapport à l’installation des tuyaux , cf. photo [annexe 7]) ;

    – lors des potentielles visites périodiques de contrôle (potentielles car vos services n’ont pas été en mesure de nous les confirmer), aucune anomalie n’a été relevée jusqu’au contrôle du 29 juin 2016. L’arrêté du 30 juillet 1979 modifié relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux stockages fixes d’hydrocarbures liquéfiés non soumis à la législation des installations classées ou des immeubles recevant du public, n’ayant pas subi de modifications depuis le 14 novembre 2001, nous nous étonnons de devoir prendre à notre charge des travaux qui révèlent les manquements de votre société lors de l’installation dès 2001. Que vos services aient fait preuve d’une tolérance excédant le cadre législatif et n’aient pas été « très regardants » vis-à-vis des normes encadrant l’installation de cette citerne, ainsi que nous l’a indiqué Mme XXX lors de notre appel du 10 octobre 2016, est une chose ; que nous ayons à supporter les coûts de votre décision de mettre fin à cette tolérance en est une autre.

    Dans ces conditions nous sommes au regret de vous informer que nous n’avons aucune intention de prendre à notre charge les travaux dont vous exigez à présent la réalisation. Alors que l’hiver approche et que notre citerne reste désespérément vide du fait de votre insistance à ne plus vouloir la remplir, nous vous mettons en demeure de choisir entre trois alternatives, et ce dans un délai de sept jours :

    – vous procédez immédiatement au déplacement de cette citerne en prenant tous les frais afférents à votre charge, après nous avoir consultés sur le nouvel emplacement, afin de pouvoir remplir cette citerne de gaz dans les conditions normales de sécurité ;

    – vous remplissez cette citerne une dernière fois, en en assumant pleinement la responsabilité, comme vous l’avez fait pour cette citerne depuis des années et comme vous le faites encore tous les jours pour des dizaines d’autres citernes non conformes. En nous permettant d’utiliser cette citerne pour les prochains mois, il vous sera loisible de mettre ce délai à profit pour prendre les dispositions nécessaires pour déplacer cette citerne à vos frais à la première occasion.

    – nous résilions notre contrat et vous retirez votre citerne de notre terrain dans les meilleurs délais, c’est-à-dire dans les prochains jours, en procédure accélérée, puisque vos tergiversations sur le caractère réglementaire ou non réglementaire de notre citerne nous a fait perdre un temps considérable depuis cet été. L’enlèvement de votre citerne nous permettra d’installer, à proximité, le réservoir d’un de vos concurrents sur un emplacement conforme à la réglementation. Si cette dernière solution devait retenir votre attention, nous vous prions de bien vouloir noter que du fait de votre manquement à votre devoir de conseil, nous refusons de payer les frais afférents à la résiliation anticipée de notre contrat et bien évidement au retrait du réservoir (frais de dossier, frais de résiliation anticipée, frais de retrait du réservoir et /ou du compteur,…). En outre, si vous choisissez cette solution et que, du fait des délais imposés par votre prestataire de service, le remplacement de votre citerne ne devait pas aboutir dans les délais nécessaires pour nous permettre de nous chauffer et de nous doucher dans notre habitation dans les prochaines semaines, voire dans les prochains mois, nous vous tiendrons responsables de toutes les dépenses engagées pour nous chauffer et nous doucher par d’autres moyens (achat de convecteurs électriques, de poêles à bois, factures de bois et d’électricité…. ), ou si cela s’avérait impossible ou incommode, pour nous reloger temporairement dans une autre maison.

    Dans l’attente de votre réponse que nous souhaitons par retour de courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

  3. anthraxgaz dit :

    Excellent…….Je me marre à l’avance en imaginant leur tête. La lettre doit partir en RAR, sinon vous n’aurez jamais de réponse.

  4. Charlotte dit :

    Oui, elle a bien été envoyée en A/R. J’essaie de me marrer, mais j’avoue, le coeur n’y est pas trop… Affaire à suivre. Merci encore en tout cas pour votre aide, votre soutien.

  5. Charlotte dit :

    Bonjour,

    Du nouveau dans l’affaire Primagaz/citerne non conforme. Notre courrier a été visiblement pris en compte puisque la société a répondu à notre courrier rapidement et qu’un technicien commercial a pris RDV avec nous le lundi 17 novembre pour trouver des solutions. On ne sait pas encore ce qui va être proposé mais nous ne lâcherons rien en tout cas. Par ailleurs, ils ne comptent pas nous arrêter l’approvisionnement en gaz pour cet hiver et vont donc réalimenter notre citerne dès que nous en aurons besoin. Nous allons donc pouvoir rallumer le chauffage (il faisait 13°C dans la maison jusque là, car nous économisions sur le chauffage pour pouvoir nous doucher à l’eau chaude au cas où aucune solution n’aurait été trouvée).

    Merci encore pour votre aide. J’espère que vus avez bien reçu notre cotisation. Je vous tiens au courant des solutions envisagées lors du RDV.

    Belle journée,

    Charlotte

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